Mai 16 2013

Marche internationale pour la paix et la sortie du nucléaire

Sur les traces de l’uranium… Plus de 70 militants ont achevé ce samedi un mois de périple anti-nucléaire dans la vallée du Rhône. Ils viennent d’atteindre leur destination finale: la centrale du Bugey dans l’Ain.

Plusieurs dizaines de militants anti-nucléaires ont achevé aujourd’hui samedi dans l’Ain une marche d’un mois dans la vallée du Rhône, en suivant les étapes de traitement de l’uranium, pour sensibiliser la population aux dangers du nucléaire.

«On a terminé vers 12h30 à Blyes», au sud d’Ambérieu-en-Bugey, «après être passés vers09h00 devant la centrale du Bugey», a raconté Albert Monti, militant contre le nucléaire, venu de Picardie.
Les marcheurs, qui étaient «70 voire plus» pour cette dernière journée, selon M. Monti, ont joué «deux-trois saynètes» pour illustrer notamment les alternatives à l’énergie nucléaire. Après une fête en fin de journée, ils prévoient de se disperser dimanche.
Leur «Marche internationale pour la paix et la sortie du nucléaire» est partie le 29 juin de Malvesi, près de Narbonne, où se situe la Comurex-Areva, une usine de raffinage et de conversion d’uranium.

Lors de leur  passage à Romans-sur-Isère, les militants ont rendu public le dépôt d’une plainte contre Areva

Il s’agissait de suivre «les étapes de traitement de l’uranium avant d’arriver dans les réacteurs», avait expliqué jeudi Jocelyn Peyret, un des organisateurs du périple, membre du réseau Sortir du nucléaire.
Les manifestants ont notamment effectué une halte devant une usine de combustible nucléaire à Romans-sur-Isère (Drôme) mi-juillet, durant laquelle ils ont rendu public le dépôt d’une plainte contre Areva pour «violation des règles de sûreté».
Areva avait signalé en septembre 2012 un événement survenu dans l’usine FBFC de Romans (fabrication de combustible), que l’Autorité de sûreté nucléaire avait classé au niveau 2 sur 7 «en raison du défaut de culture de sûreté» notamment.
Les participants à la marche sont accompagnés de quelques militants australiens, qui souhaitent alerter l’opinion sur les menaces pesant sur les Aborigènes, à cause de l’exploitation de mines d’uranium par Areva dans leur pays.
«L’Australie est le troisième exportateur au monde d’uranium, nous n’avons pas de centrale mais Areva explore 120 mines d’uranium sur les territoires aborigènes», a souligné Bilbo Taylor, militant australien.

Source : http://www.ledauphine.com/ain/2013/07/27/une-foule-d-anti-nucleaire-dans-l-ain-a-la-centrale-du-bugey


Reportage photos SDN BUGEY

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Le Réseau « Sortir du nucléaire dénonce de nombreux problèmes de sûreté et exige la fermeture de la centrale

La Marche internationale pour la paix et la sortie du nucléaire arrive samedi à 9 h devant la centrale du Bugey (Ain), où une action symbolique est prévue, organisée par les marcheurs avec le soutien de Sortir du nucléaire Bugey.

Il s’agira de l’étape finale d’un long périple commencé le 1er juillet à proximité de Narbonne, au cours duquel des militants d’une dizaine de pays auront eu l’occasion de sensibiliser la population aux risques de l’industrie nucléaire, des mines d’uranium aux déchets. Chaque arrêt devant une installation nucléaire aura été l’occasion de dévoiler des scandales sur son fonctionnement et de rendre publique une plainte destinée à faire condamner les exploitants pour les infractions commises (voir la liste ci-dessous).

Bugey : une centrale vieillissante qui cumule les incidents et infractions

Cette arrivée à la centrale du Bugey constitue l’occasion d’évoquer les nombreux événements problématiques qui s’y sont produit ces derniers temps : déversement de gravats radioactifs dans une carrière, importante fuite de tritium dans la nappe phréatique, défaillance d’un capteur de pression d’un groupe électrogène, incendie sur un alternateur… Révélateurs d’une sûreté dégradée, plusieurs de ces problèmes graves ont fait l’objet de dépôts de plainte par le Réseau “Sortir du nucléaire“, qui souhaite que ces dysfonctionnements soient fermement sanctionnés et que la gravité des défaillances soit reconnue.

Celles-ci sont en partie liés au vieillissement de la centrale, qui appartient à la même génération que Fessenheim et a largement dépassé les 30 ans d’exploitation. Au regard de cet état de vieillissement, la prolongation de l’activité de la centrale est une folie et il faut craindre que ces incidents ne finissent par dégénérer en problèmes beaucoup plus graves.

Un accident sur cette centrale aux portes de l’agglomération lyonnaise, située près du champ captant qui alimente la ville, aurait des conséquences catastrophiques. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ et Sortir du nucléaire Bugey rappellent la nécessité d’arrêter immédiatement cette centrale vieillissante, ainsi que d’abandonner le projet de dépotoir radioactif ICEDA, qui doit être construit sur le site.

Pour faire le point sur la marche et rappeler les risques de la centrale nucléaire du Bugey, rendez-vous samedi 27 juillet à 9 h devant la centrale, devant laquelle une action symbolique aura lieu.

Pour en savoir plus sur la marche :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Marche-sur-la-route-de-l-uranium-c

Pour en savoir plus sur les recours déposés tout au long de la marche :
http://groupes.sortirdunucleaire.org/Incidents-et-scandales


La chaîne de l’uranium

L’uranium est la pierre angulaire du système nucléaire. Des mines étrangères d’extraction du minerai à l’enfouissement ou stockage des déchets radioactifs, il va connaître « plusieurs vies ». Il sera manipulé et transformé à de nombreuses reprises pour devenir le combustible nucléaire utilisé dans les centrales puis un déchet, que les générations futures devront tenter de gérer.

Présentée comme un « cycle vertueux » par le lobby de l’atome, l’industrie de l’uranium cache en réalité une chaîne du combustible sale, polluante et non-maîtrisée de la mine jusqu’aux déchets. Extraction, transformation, enrichissement, combustion, retraitement, utilisation militaire… chaque étape engendre des pollutions radioactives, génère tous les jours des transports dangereux, expose les populations à des risques majeurs et produit des déchets qui resteront radioactifs et nocifs pendant des milliers d’années.

Découvrez vite les différentes installations de l’industrie nucléaire et la route secrète de l’uranium, la route de tous les dangers !

 

Plus d’information sur le site de la campagne Sortir Du Nucléaire

 

Lien Permanent pour cet article : http://www.stop-bugey.org/archives/marche-internationale-pour-la-paix-et-la-sortie-du-nucleaire/

Mai 16 2013

Gravats radioactifs du Bugey : 10 000 euros et des contraventions requises

EDF et le directeur de la centrale nucléaire du Bugey, située à 35 kilomètres de Lyon comparaissent mercredi devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse dans l'Ain.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" avait déposé une plainte en juin 2012 par suite à une erreur imputable selon eux, à l'entreprise énergétique et au directeur de la centrale du Bugey.

Le 9 août 2011, un camion transportant des gravats radioactifs provenant du démantèlement du réacteur numéro 1 avait déchargé accidentellement dans une carrière faisant office de décharge de déchets conventionnels. 10 000 d'euros d'amendes ont été requis à l'encontre d'EDF et des contraventions avec sursis pour le directeur de la centrale nucléaire du Bugey. Le jugement sera rendu le 11 septembre prochain.

Ils doivent répondre d'infractions à la législation relative aux installations nucléaires et entorses au Code du travail après une plainte déposée le 26 juin 2012 par le Réseau "Sortir du nucléaire".

Ce dernier s'insurge contre une erreur imputable selon lui à l'entreprise énergétique et au directeur du Bugey. Le 9 août 2011, un camion transportant des gravats radioactifs provenant du démantèlement du réacteur numéro 1 avait déchargé accidentellement dans une carrière faisant office de décharge de déchets conventionnels.

D'après le Réseau, ce déchargement a engendré sur le site une radioactivité trois fois supérieure au niveau naturel qui y est habituellement observé, d'où des risques de diffusion de radioéléments dans l'environnement, ou sanitaires pour les personnels employés sur place.
Le plaignant pointe en réalité du doigt des négligences qui ont conduit à cette erreur. La benne de gravats radioactifs a été contrôlée à sa sortie de la centrale mais les détecteurs censés signaler la radioactivité et actionner une barrière n'étaient pas en état de marche.

Du coup la direction de la centrale s'est aperçue trop tard de sa mégarde et n'a pas pu prévenir le conducteur du camion avant que celui-ci ne laisse son dangereux chargement dans la carrière.
Pire, "Sortir du nucléaire" affirme que des inspecteurs de l'Autorité de sûreté nucléaire ont constaté que, sur le site de démantèlement du réacteur, le local dans lequel étaient stockés ces gravats présentait deux sources de contamination radioactive : une cuve et des matériels ainsi qu'un regard de collectes des eaux perdues.

Et le Réseau de conclure : "Il est intolérable que les travailleurs du site et la population subissent les conséquences de telles négligences. Une centrale nucléaire, ce n'est pas une confiserie !"

Source : http://www.lyonmag.com/article/53286/gravats-radioactifs-du-bugey-le-proces-s-ouvre-ce-mercredi

 

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Mai 16 2013

Une poubelle de déchets radioactifs à St Vulbas, le saviez-vous ?

Poubelle-nucléaire-ICEDA-stvulbas

Plus d'info sur ICEDA

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Mai 16 2013

Conférences citoyennes SDN Bugey : Transition énergétique et les énergies renouvelables

L'association SDN (Sortir du Nucléaire Bugey) organise des conférences sur la transition énergétique et les énergies renouvelables.

 

L'association posera la question : Pourquoi et comment passer de la tradition à la transition énergétique ?

 

Elle abordera les thèmes suivants : Conférence transition énergétique et énergie renouvelables-sdnbugey

  1. Economies d'énergie
  2. Energies renouvelables
  3. Stockage de l'énergie
  4. Les aspects politiques

Notamment à travers des exemples concrèts dans le département de l'Ain mais aussi en Bretagne avec Communeauté de Commune du Mené.

 

Les premières dates à retenir : 

  • 22 mai 20h30 salle des fêtes à Hauteville-Lompnes
  • 30 mai 20h30 maison du peuple à Ambérieu en Bugey
  • 18 juin 20h30 maison des associations de Crémieu

D'autres conférences seront organisées à la rentrée.

 

Entrtée libre et pot de l'amitié.

 

Si vous souhaitez organiser une conférence dans votre commune contactez-nous :

Xavier / 06.62.38.07.73 / contact@sdn-bugey.org

 

 


Le 5 juin un autre débat sera aussi organisé par Mr Charles de la Verpillère le 5 juin à st Maurice de Gourdon.
Nous vous invitons à venir exprimer votre sentiment par rapport au non débat organisé par les traditionels nucléocrates du siècle dernier… 

 

charles de la Verpillère-Place du nucléaire

 

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Mai 15 2013

Action Rond Point Meximieux : STOP ICEDA !

Pour nous rejoindre lors d’une action RP, contactez-nous : contact@sdn-bugey.org

Nous essayons d’informer les citoyens et citoyennes du danger que représente la centrale du Bugey. Le projet ICEDA n’est pas fait ! Il est encore temps de faire entendre votre voix ! Ne laissons les projets inutiles et dangereux engloutir les finances publiques.

D’autres choix sont possibles, parlons-en…

Rendez-vous aux CONFERENCES sur la transition énergétique et les énergies renouvelables organisées par SDN Bugey.

Action Rond Point-Meximieux-Sdn Bugey

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien Permanent pour cet article : http://www.stop-bugey.org/archives/action-rond-point-meximieux/

Mai 10 2013

ICEDA: l’Ae s’interroge sur les évaluations d’EDF concernant les déchets nucléaires à entreposer

L'Ae s'inquiète du dimensionnement du centre d'entreposage de déchets radioactifs du Bugey, compte tenu d'incertitudes concernant le programme de démantèlement d'EDF et du dernier inventaire des déchets radioactifs réalisé par l'Andra.

 

Réunie le 24 avril 2013, l'Autorité environnementale (Ae) du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) du ministère de l'Ecologie a rendu un avis sur le projet d'installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés (Iceda), à Saint-Vulbas (Ain).

L'Ae estime que trois éléments de l'étude d'impact nécessitent une actualisation. Il s'agit en premier lieu de la corrélation entre dl'évolution de l'estimation des volumes de déchets à entreposer et les dimensions des bâtiments. Il s'agit ensuite des modifications de conception apportées pour améliorer la portance du sol et de la prise en compte du risque d'inondation et du risque sismique dans la conception du bâtiment. Ces remarques se basent notamment sur "des différences et imprécisions" constatées après avoir comparé l'étude d'impact à d'autres documents publics.

A l'origine, la construction de l'Iceda a été autorisée par un décret du 23 avril 2010 et un premier permis de construire a été délivré par arrêté préfectoral du 22 février 2010. En décembre 2010, suite à la plainte d'un riverain, le tribunal administratif de Lyon a annulé le permis. Annulation confirmée en juin 2012 par la cour administrative d'appel pour non-conformité du permis avec le plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Vulbas, commune sur laquelle se trouve la centrale du Bugey. En décembre, la commune a modifié le PLU afin de permettre à EDF de déposer une nouvelle demande de permis de construire. C'est dans ce cadre que l'Ae a évalué l'étude d'impact présentée par EDF.

Quel volume de déchets radioactifs ?

"L'installation Iceda est indispensable au démantèlement de neuf réacteurs nucléaires", résume l'Ae qui s'interroge sur le dimensionnement du site qui découle directement de ce programme de démantèlement et de la gestion des déchets.

"Iceda a notamment pour but de conditionner et d'entreposer des déchets radioactifs produits dans le cadre « du programme EDF de démantèlement des centrales nucléaires de première génération et de Creys-Malville »", rappelle l'Ae, précisant que ce programme concerne neuf réacteurs. De plus, EDF entend aussi entreposer dans l'Ain des déchets radioactifs provenant de l'exploitation, de la maintenance et d'éventuelles modifications des centrales nucléaires à eau pressurisée. Ce "programme", au sens du code de l'environnement, comprend aussi le Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) prévu à Bure (Meuse) dont le débat public se tiendra cet été.

En clair, l'Iceda est au cœur du programme et son dimensionnement dépend d'une part des déchets entrants et d'autre part des envois de déchets vers le stockage définitif lorsqu'il sera disponible. Or, la stratégie de démantèlement présentée en 2009 a déjà pris du retard, notamment du fait de l'absence d'exutoire pour le graphite des réacteurs concernés, soulignait en janvier l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui demandait à EDF de revoir sa copie. Des incertitudes qui conduisent l'Ae à recommander à EDF "d'expliquer comment a été dimensionné le bâtiment, en relation avec les besoins d'entreposage résultant du programme de démantèlement à l'origine du décret de l'installation nucléaire de base (INB) Iceda".

Plus précisément, l'Ae recommande de présenter : pour les neuf réacteurs, les volumes estimés en 2012 des déchets devant transiter par l'Iceda ; les estimations correspondantes du nombre de colis à entreposer ; les marges existantes en cas de réévaluation à la hausse des besoins de traitement, de conditionnement et d'entreposage, en cours de démantèlement des neuf réacteurs.

Ces questions prennent d'autant plus d'importance que l'estimation fournie par EDF date et ne correspond apparemment plus à la réalité actuelle en matière de déchets nucléaires. Or, l'Iceda est prévue pour accueillir les déchets pour une durée maximale de 50 ans. "[La capacité de l'Iceda] a été déterminée en 2006 sur la base des données disponibles à l'époque", explique l'Ae, notant que "l'estimation des volumes de déchets radioactifs réalisée par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) dans l'édition 2012 de son inventaire national des déchets et matières radioactives a évolué par rapport à ses éditions précédentes". La gestion des déchets liés au démantèlement est d'ailleurs un sujet d'inquiétude pour l'Andra qui cherche à optimiser leur gestion compte tenu des volumes en jeu.

Source : Actu-environnement

http://www.actu-environnement.com/ae/news/iceda-avis-ae-saint-vulbas-bugey-brennilis-dechets-nucleaires-18411.php4#xtor=ES-6

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Mai 10 2013

Le maire de Genève dit non aux déchets nucléaires au Bugey !

Pagani à Paris pour dire non aux déchets nucléaires au Bugey

Pagani à Paris pour dire non aux déchets nucléaires au Bugey

Le maire de Genève a dénoncé hier la création d’une décharge au Bugey (Ain). Le Canton doute de l’utilité de sa démarche.

C’est plus fort qu’eux. Même lorsqu’ils marchent main dans la main pour défendre les intérêts genevois, la Ville et le Canton réussissent à se brouiller. Le dernier exemple en date? Lundi matin, Rémy Pagani, maire de Genève, s’est rendu au siège de l’Autorité de sûreté nucléaire, à Paris, pour exprimer de vive voix l’inquiétude des autorités genevoises face à la création d’une décharge nucléaire au Bugey (Ain), à 70 kilomètres de Genève à vol d’oiseau. Le problème? Le Canton, qui a fait recours avec la Ville contre cette décision, n’était pas au courant du déplacement du maire. «La présence d’un élu suisse aux côtés de notre avocat français n’a de sens que dans une logique démonstrative et médiatique. Nous ne sommes pas convaincus qu’elle entraîne un quelconque effet dans l’avancement du dossier», estime Pierre Maudet, magistrat cantonal en charge des dossiers liés à l’énergie.

«Il faut être proactif. Le Canton ne l’est pas», réplique Rémy Pagani. Selon lui, le Canton agit par obligation, la Ville par détermination. «La Constitution oblige les autorités cantonales à s’opposer à l’installation de dépôts de déchets radioactifs. Voilà pourquoi le Canton a saisi la justice. La Ville, elle, mouille la chemise. Elle a par exemple voté un crédit de soutien de 175 000 francs pour les opposants à la centrale nucléaire de Mühleberg (Berne). Le nucléaire est une filière de production sans issue.»

«Ce dossier nous fait souci»

Un message martelé hier matin dans les locaux de l’Autorité de sûreté nucléaire. Rémy Pagani était accompagné des avocats français de la Ville et du Canton. Ces derniers ont pris connaissance de plusieurs documents liés à la procédure contre le site du Bugey. Le maire, lui, n’a pas tourné autour du pot. «Ce dossier nous fait souci. Il y a eu Tchernobyl, Fukushima, nous ne sommes pas rassurés. Ce dépôt est proche d’un aéroport, d’un barrage. En cas de catastrophe, les Genevois seraient touchés. Partagez-vous ces préoccupations?» demande Rémy Pagani à Jean-Jacques Dumont, un des dirigeants de l’Autorité de sûreté nucléaire. Réponse: «Fukushima nous a rappelé qu’il faut toujours améliorer les exigences en matière de sécurité.»

Source :http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/Pagani-a-Paris-pour-dire-non-aux-dechets-nucleaires-au-Bugey/story/29051189

 

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Mai 01 2013

Le collectif « Bure Zone Libre » appelle au Boycott du débat public sur CIGEO !

Le collectif "Bure Zone Libre" appelle au boycott du débat public sur CIGEO qui se tiendra du 15 mai au 15 octobre.

 

Cigeo c'est quoi ?

Un projet ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs) . Un démentiel projet d'enfouissement de déchets radioactifs haute et moyenne activités à vie longue (a peine 4% du volume total des déchets qui contient 99% de la radioactivité ! ), un terminal ferroviaire pour 100 000 wagons CASTOR (estimation andra), un site de stockage en surface, une usine (et ses cheminées !) pour la préparation des "colis", des puits gigantesques pour l'aération du souterrain de 15km² prévu pour recevoir les rebuts de la folie nucléaire !

 

Pour nous ce sont des pollutions radioactives "autorisées" , des risques nucléaires majeurs (accidents, fuites, etc…), la nucléarisation de la région qui ira de paire avec sa militarisation, la disparition de terres agricoles, une forêt rasée, en résumé la condamnation définitive de toute une région, tout ça pour permettre à l'industrie nucléaire de se pérenniser en se débarassant de son fardeau : ses déchets.

 

Pourquoi ?

Selon les nucléocrates, pour protéger les générations futures, par principe de précaution… alors que la France continue tête baissée dans le nucléaire, allant même jusqu'à exporter des EPR en Inde, du mox au Japon, etc…  ou même faire la guerre au Mali !

 Cyniques foutaises ! 

 

Par quels moyens ?

En s'implantant dans une région peu peuplée, sinistrée économiquement,  grâce aux mensonges (laboratoire, géothermie, géologie, etc…) et au fric, beaucoup de fric ! Des centaines de millions d'euros, il n'en fallait pas plus pour endormir les institutions locales (mairies, conseil général, codecom, etc), tenues essentiellement par ces élus qui ne voient pas plus loin que leurs petits mandats, tout ça sous pression des institutions d'état comme les préfectures de Meuse ou Haute-Marne, les ministères concernés (écologie, industrie) qu'ils soient couleur bleue, rose ou verte et le tout avec le cautionnement de l'ASN, de l'IRSN,de l' HCTISN (Haut Comité pour la Transparence et l'Information sur la Sureté Nucléaire), de l'OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques), de la CNE (Commission Nationale d'Evaluation), autant d'acronymes qui ne reflètent pas l'indépendance sur le sujet… 

Quel beau tableau !

 

Quand Mme Voynet, ministre verte a préféré signé le décret autorisant le labo de Bure contre un moratoire sur l'EPR de Flamanville plutôt que démissionner, elle a porté l'estocade à l'écologie politique traditionelle mais elle a surtout tracé un boulevard à l'industrie nucléaire pour se débarasser de ses déchets !

Dès 1994, les opposants annoncaient qu'accepter le labo, c'était accepter la poubelle nucléaire ! Une triste réalité que le lobby nucléaire veut aujourd'hui nous imposer!

 

Le débat public proposé ici, n'est qu'une formalité administrative permettant le dépot de la DAC (demande d'autorisation de création) de 2015. Nous savons déjà et ce depuis longtemps, que tout est truqué, magouillé ! L'histoire du nucléaire s'est construite sur ce modèle, pourquoi y dérogerai t-elle ?

 

Nous ne participerons donc pas à ce débat public et réclamons :

– l'annulation du débat public cigéo

– l'abandon du projet d'enfouisssement des déchets nucléaires HA-MA/VL, ici à Bure et ailleurs,

– la fin des recherches du laboratoire de Bure,

– l'arrêt immédiat du nucléaire,

– un autre avenir pour le territoire et les générations futures,

– le droit à rester maîtres de nos vies.

 

Nous invitons donc tous nos sympathisants, tous les antinucléaires qui refusent la concertation des nucléocrates, à se rendre à Bure le jeudi 23 mai 2013 de 18 heures à 22 heures pour exprimer notre refus catégorique du projet CIGEO, du nucléaire et de son monde devant la salle des fêtes de Bure, où se tiendra donc la 1ère réunion de débat public.

 

Un stand d'information sera mis en place à destination des populations locales. 

 

Un hébergement est possible à la Maison de Bure (dortoir ou tente)

Un repas simple mais chaud sera proposé à prix libre. 

 

Pour toute info complémentaire : 

03.29.45.41.77 ou leherissonvengeur(at)gmail(point)com

 

Les autres dates de mobilisation :

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Mai 01 2013

Stockage de déchets radioactifs à Bure : Assignation de l’Andra pour faute

Des associations opposées au projet de tombeau de déchets radioactifs à Bure (est de la France) devaient assigner mardi devant la justice l'agence en charge du programme pour avoir délibérément dissimulé l'intérêt de la ressource géothermique du lieu afin d'imposer une installation nucléaire.

L'assignation de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en responsabilité pour faute sera déposée aujourd'hui devant le Tribunal de Grande Instance de Nanterre , a affirmé à l'AFP Marie Frachisse, juriste au sein du réseau Sortir du Nucléaire.

Cette démarche intervient à quinze jours de l'ouverture du débat public autour du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) prévu à la limite de la Meuse et de la Haute-Marne. Sa mise en service est prévue en 2025, si l'Autorité de sûreté nucléaire donne un avis favorable.

Il s'agit de confier à la roche, pour des dizaines de milliers d'années, le confinement de 3% du volume total des déchets radioactifs produits en France, qui concentrent à eux seuls plus de 99% de la radioactivité. Des projets similaires sont en cours en Finlande et en Suède.

Alors que la France doit changer d'urgence de modèle énergétique, l'Andra a choisi de dissimuler une ressource en énergie renouvelable pour imposer une installation nucléaire qui risque de contaminer toute une région, écrivent dans un communiqué Sortir du nucléaire, BureStop55, Mirabel Lorraine Nature Environnement, Les Habitants Vigilants du canton de Gondrecourt-le-Château, Cedra52 et Asodedra.

Selon elles, après avoir effectué un forage profond en 2008, l'Agence n'a pas respecté les règles de l'art lors du forage et a notamment omis de dire qu'il existe un potentiel géothermique d'une épaisseur exceptionnelle à l'aplomb de Bure.

L'Andra a rejeté mardi ces accusations, réaffirmant dans un communiqué qu'il n'existe pas de ressource géothermique présentant un caractère exceptionnel dans la zone qu'elle étudie pour l'implantation du centre de stockage géologique.

Elle assure également avoir fait appel aux techniques usuelles pour le forage, que l'analyse des mesures a été faite avec les techniques les plus sophistiquées, et que les études se sont déroulées en toute transparence.

L'assignation ne devrait pas avoir d'effet direct sur le débat public, a précisé Marie Frachisse. Il s'agit d'une procédure indépendante mais nous espérons que la Commission du débat public en tiendra compte, a-t-elle ajouté.

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Avr 30 2013

L’arnaque ITER : On nous promet le soleil, mais on nous vend (très cher) la lune !

Iter : Un budget en ébullition

La facture d’Iter avoisine désormais 15 milliards d’euros, sur fond de critiques croissantes.

 

 

 

Le projet du réacteur thermonucléaire d’expérimentation internationale (Iter, en anglais) doit étudier s’il est techniquement possible d’utiliser la fusion nucléaire comme source d’énergie.

 

 

À terme, la filière fournirait de l’électricité en reproduisant la réaction qui se déroule au cœur du Soleil. Projet international signé en 2006, Iter semble aujourd’hui surtout promettre la Lune pour un coût faramineux.
Cahier des charges : le réacteur devra confiner pendant cinq minutes un plasma d’atomes de tritium et de deutérium chauffé à 200 millions de degrés.
Au prix d’une dépense énergétique initiale considérable (chauffage et création d’une « enveloppe » magnétique de confinement) que la réaction thermonucléaire doit théoriquement compenser. En régime industriel (pas avant 2060), la fusion « produira », selon ses chantres, une énergie « inépuisable, propre et bon marché ».

L’intérêt s’est un peu accru après la catastrophe de Fukushima : la filière fusion ne fait pas peser de risques aussi considérables que la fission atomique actuellement exploitée dans quelque 440 réacteurs nucléaires dans le monde. Iter présente cependant des risques avec le tritium – diffusion dans l’environnement (il est radioactif) ou détournement (il entre dans la composition des bombes thermonucléaires).
Cependant, la grande incertitude concerne la faisabilité même de l’expérimentation..

À supposer qu’Iter parvienne à son objectif, plusieurs physiciens doutent, entre autres, qu’il soit possible de contrôler un jour les brutales instabilités dont le plasma est spontanément le siège.

Et, d’ores et déjà,le budget d’Iter (qui ne produira pas un kilowattheure d’électricité) est passé à 15 milliards d’euros environ, soit un triplement de l’estimation initiale de 5 milliards d’euros. « Nous ne sommes pas parvenus à empêcher le Parlement européen de voter une rallonge », indique l’eurodéputé MoDem (et ex-Verts) Jean-Luc Bennahmias, qui suit le dossier.
L’Union, qui a soutenu l’implantation du projet à Cadarache, est très lourdement engagée, en charge de 45,5 % du financement  [1]. Et la préoccupation monte de voir le gouffre Iter assécher les fonds de recherche pour l’énergie, pour un résultat très incertain et éloigné, quand d’autres filières, comme les renouvelables, sont bien plus prometteuses et à court terme.

 

 

[1] Les autres pays (Chine, Corée du Sud, États-Unis, Inde, Japon, Russie) participent à hauteur de 9,1 % chacun.

 

 

 

 



1/ Qu'est ce que l'ITER ?

Iter est un réacteur expérimental qui tente de maîtriser la fusion nucléaire, en créant pendant quelques minutes la réaction qui a lieu au cœur du soleil.

iter n'est pas une solution a la crise energetique

Qui participe à ce projet ?
Plusieurs pays participent à ce projet : l'Union Européenne, la Russie, les Etats-Unis, le Japon, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde.

Où ITER va-t-il être implanté ?

ITER projet experimental a cadarache
Iter va être implanté en France, à Cadarache, dans les bouches du Rhône, à partir de 2008.

Combien ça coûte ?
La France paye 20% du budget total qui s'élève à 10 milliards d'euros sur 30 ans. La fusion bénéficie donc d'une large priorité budgétaire, sans qu'on soit certain qu'un jour, on parviendra à produire de l'électricité avec cette réaction.

2/ ITER, projet coûteux et incertain

Iter est le programme le plus coûteux qui ait jamais été lancé à part la Station Spaciale Internationale. D'ici 5 ans, l'Union Européenne va investir 389 millions d'euros par an pour ce projet, à comparer avec les 168 millions d'euros par an envisagés pour les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

L'Union Européenne s'engage donc à financer en priorité ITER pendant 30 ans, laissant aux autres sources d'énergies qu'un demi budget à se partager. Et ce n'est que le début. Un rapport de 2002 du parlement allemand estime "qu'il faudra encore dépenser un total de 60 à 80 milliards sur une période de 50 ans avant qu'il soit envisageable de produire de l'énergie avec la fusion nucléaire".

Or, aucun scientifique ne peut affirmer qu'un jour, ITER permettra de produire de l'électricité. Les physiciens S.Balibar, Y.Pomeau et J. Preiner regrettent d'ailleurs que "la grande presse n'insiste guère (…) sur les énormes incertitudes qui pèsent encore sur la génération d'énergie commerciale à partir de la fusion".

3/ ITER, projet non écologique à bien des égards

Le site de Cadarache en France, où doit être implanté ITER, abrite déja des installations d'études civiles et militaires, des parcs d'entreposage de déchets radioactifs, des ateliers de traitement de matières radioactives, huit réacteurs de recherche. Le site présente pourtant un haut risque sismique, étant localisé sur la faille la plus active de France. Le danger est aggravé par la présence de plusieurs tonnes de plutonium, la plus redoutable des matières nucléaires. L'Autorité de Sûreté Nucléaire réclame d'ailleurs depuis des années la fermeture de plusieurs installations pour "tenue au séisme insuffisante".

Outre, le risque d'accident nucléaire, la construction d'ITER s'avère une catastrophe pour l'environnement local :

  • la venue de 300 convois exceptionnels nécessite d'élargir la route, en abattant des arbres et en démolissant des ponts à travers plusieurs zones classées Natura 2000.

  • l'implantation des bâtiments amputera de 180 hectares une forêt domaniale. Le réacteur devant être enfoui, un vallon entier sera comblé

  • la ligne haute tension sera doublée pour fournir la puissance nécessaire aux expériences d'ITER

  • En période de fonctionnement, Iter provoquera des rejets de tritium radioactifs dans l'air et dans l'eau de la Durance. Le tritium est reconnu comme une substance cancérigène. Il pénètre dans l'être humain et dans d'autres animaux par l'aspiration, par l'absorption à travers la peau ou par l'ingestion.

  • Enfin, plus de 30 000 tonnes de déchets radioactifs seront générées par les expérimentations.
    En savoir plus sur le problème des déchets nucléaires

4/ La fusion nucléaire n'est pas la solution miracle à la crise énergétique

  • Si un jour l'homme parvient à maîtrise la fusion , ce sera trop tard de toute manière pour éviter le bouleversement climatique. On ne peut plus attendre 50 ans, voire 100 ans (et sans être certains du résultat !). D'autres solutions moins techno-scientifiques, permettraient de répondre plus rapidement : les mesures d'efficacité énergétiques et les énergies renouvelables par exemple.

  • La fusion reste réservée aux pays riches. Technologie de pointe, elle exige des investissements démesurés et un haut niveau de maîtrise. Elle ne sortira pas du cercle fermé des pays les plus industrialisés.

5/ Consommer mieux au lieu de produire plus

Le modèle énergétique actuel est basé sur une croissance infinie alors que les ressources sont limitées. Un collège d'experts démontre qu'il est possible de sortir de cette impasse. Il préconise une démarche en 3 volets :
– sobriété,
– efficacité,
-renouvelables.

La sobriété consiste à supprimer les gaspillages. L'efficacité permet de réduire les pertes en favorisant des solutions performantes (éclairage, électro-ménager, bâtiment…). Les renouvelables couvrent les besoins énergétiques ainsi maîtrisés, pour un investissement raisonnable.

Le scénario NégaWatt pour la France suit cette démarche. Il propose une série d'actions concrètes basées uniquement sur des techniques éprouvées et sans risque. D'ici à 2050, on pourrait ainsi économiser 64 % d'énergie, produire 71 % de l'énergie primaire avec les renouvelables, et diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre du secteur énergétique. Le recours au nucléaire deviendrait inutile vers 2040. Des études allemandes et suisses, notamment, parviennent à des conclusions similaires.
La condition impérative pour obtenir de tels résultats : appliquer dès maintenant les mesures préconisées.

En savoir plus sur les gestes du quotidiens pour éviter de gaspiller

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/

 

Lien Permanent pour cet article : http://www.stop-bugey.org/archives/iter-larnaque/

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