Fukushima et les chiens de garde du nucléaire

Le 11-mars sera commémoré par une minute de silence. Ce sera peut-être pour nombre de Japonais l’occasion de se rappeler que la catastrophe nucléaire de Fukushima qui débuta un an plus tôt a prospéré sur le silence des autorités, relayé par une presse bien complaisante à l’égard des informations reçues (lire l’écrivain Ikezawa Natsuki, « La catastrophe comme occasion », Le Monde diplomatique de mars, en kiosques).

La grande presse (télévisions et principaux journaux) s’est en effet réveillée tardivement. Ce n’est qu’à partir du mois d’avril que certains médias, notamment les quotidiens Tokyo Shinbun (560 000 exemplaires) et Mainichi Shinbun (3,5 millions d’exemplaires) ont commencé à enquêter sur les mesures prises par Tokyo Electric Power Company (Tepco), l’opérateur de Fukushima Daiichi, et par les autorités japonaises, ou à s’interroger sur la politique nucléaire du pays. Le deuxième grand quotidien japonais, Asahi Shinbun (7,9 millions d’exemplaires), n’a publié qu’à l’automne une série d’enquêtes soulignant les multiples dysfonctionnements et dissimulations qui ont conduit à la prise de mesures inadéquates (dysfonctionnements confirmés par le rapport intermédiaire du comité d’enquête sur l’accident de Fukushima, rendu public le 26 décembre).

On sait désormais que les informations officielles communiquées par Tepco et les autorités japonaises suite au séisme et au tsunami étaient non seulement insuffisantes mais minimisaient systématiquement la gravité de l’accident et de la contamination radioactive : n’a t-il pas fallu plus de deux mois à Tepco pour reconnaître que c’était bien dans les premiers jours que le cœur du combustible des trois réacteurs avait fondu (melt down) ? N’a t-on pas appris que le Système informatisé de prévision des informations d’urgences environnementales (SPEEDI, en anglais) qui prévoit la diffusion des radionucléides dans l’atmosphère, n’a pas servi à la protection des populations ? Les habitants des villes de Futaba et de Namié, par exemple, ont été évacués vers le nord-ouest sans être informés que le vent dispersait les rejets radioactifs dans cette direction, ce que la simulation montrait ? Les résultats de celle-ci, pourtant obtenus dès les premières heures de l’accident, n’ont été publiés qu’à partir du 3 mai [1].

Chantage à la publicité ?

Plus grave encore, les grands médias japonais ont systématiquement relayé, sans analyse critique de la situation, les déclarations des porte-paroles de Tepco et du gouvernement. Cette atonie peut d’abord s’expliquer par le budget publicitaire colossal que Tepco distribue copieusement à chacun d’eux : 25 milliards de yens par an (230 millions d’euros) selon les chiffres officiels. Si l’on prend celui des dix compagnies électriques japonaises, on dépasse le milliard d’euros, plus que le budget publicitaire de Toyota. A cette pression sonnante et trébuchante s’ajoute un système traditionnel spécifiquement japonais appelé kisha club (club des journalistes), où la proximité excessive entre les journalistes et les organismes ou compagnies qu’ils sont chargés de « suivre » engendre de la connivence.

De plus, au Japon, les télévisions, les radios et la presse écrite sont souvent affiliés aux grands groupes de communication et il n’existe pas d’organe de régulation audiovisuelle ni de commission indépendante. Un exemple significatif : celui du PDG du plus grand quotidien japonais, Yomiuri Shinbun (9,9 millions d’exemplaires), M. Matsutarô Shôriki, qui fut l’artisan majeur de l’introduction du nucléaire civil au Japon : la chaîne Nippon Television (NTV), qu’il venait de créer, fut utilisée pour la campagne pro-nucléaire de 1955. Ancien haut fonctionnaire de la police et criminel de guerre de classe A, il fut le premier président de la Commission japonaise de la sûreté nucléaire en 1956. Après l’accident de Fukushima, Yomiuri Shinbun persiste et signe son engagement pro-nucléaire.

Seuls des journalistes japonais travaillant hors de ces circuits médiatiques (et quelques correspondants étrangers) ont permis de mettre en doute l’information diffusée par les autorités en se rendant immédiatement aux abords de la centrale pour mesurer la radioactivité et en poursuivant les enquêtes alors que les principaux organes d’information avaient rappelé leurs journalistes. De même, lors des conférences de presse de Tepco et des autorités, ils savaient poser des questions dérangeantes retransmises en direct sur Internet par un media indépendant (Web Iwakami)  [2].

Le rôle du Web a donc été capital. Dès le 12 mars, quelques scientifiques et ingénieurs ont alerté la population en présentant leurs propres analyses sur les dangers réels de la situation. Ces initiatives, diffusées sur leurs sites par des associations antinucléaires, ou au travers de blogs et de forums, ont rendu possible l’accès à des informations décrivant la gravité de la catastrophe en cours, pendant que les chaînes de télévision et les grands quotidiens, focalisés sur les seuls effets du tsunami, diffusaient uniquement les propos lénifiants des autorités et de leurs scientifiques « maison »  [3]. On pouvait lire ou entendre que la radioactivité « n’entraînerait pas de conséquences immédiates sur la santé » ou encore que telle « mesure de sécurité [ était prise] par précaution ». Des expressions emblématiques de ce déni.

La plus grande manifestation antinucléaire

La prise de conscience des citoyens s’est faite à travers les échanges sur les réseaux sociaux, à l’image des révoltes du monde arabe. Cependant, l’indignation des Japonais est restée cantonnée à la sphère d’Internet malgré des initiatives exceptionnelles, et notamment la manifestation du 19 septembre 2011 à laquelle participa l’écrivain Ōe Kenzaburō [4], et qui rassembla 60 000 personnes — un fait remarquable pour une population qui n’a pas l’habitude de manifester. Cependant, la majorité des Japonais ignorent l’existence d’un grand nombre d’actions citoyennes à travers lesquelles des militants continuent ici et là à informer par des conférences de spécialistes, à réclamer la sortie du nucléaire et une politique de transition énergétique, ou à appeler à la protection des habitants contraints de rester dans les zones hautement contaminées. C’est le cas, par exemple, du sit-in organisé fin octobre devant le ministère de l’économie et de l’industrie, à l’initiative de femmes résidant dans la Préfecture de Fukushima, et dont seuls les quotidiens Tokyo Shinbun et Mainichi Shinbun se sont faits l’écho ; aucune chaîne de télévision n’en a montré la moindre image. La vigie devant ce ministère emblématique a débuté le 11 septembre 2011 : avec leurs trois tentes plantées au cœur du quartier ministériel, c’est dans l’esprit du mouvement Occupy que des militants et des citoyens japonais essaient de créer un espace de contestation et d’échanges démocratiques.

Peut-on y voir le début d’une fissure dans le consensus prôné pour faire face au plus grand désastre national depuis la défaite de 1945 ? Rien n’est moins sûr tant les vieux réflexes ont la vie dure. Et pour tous les grands médias, malgré quelques dissidences, la règle reste la même : caresser dans le sens du poil, ne pas susciter de polémique ni déplaire aux clients que sont les lecteurs-consommateurs et le monde économique, encore et toujours rassurer et, surtout, ne pas poser les questions qui dérangent. Ainsi, les propos des scientifiques ou des médecins critiquant les mesures gouvernementales sont rarement cités (alors que leurs livres se vendent pourtant comme des petits pains). La télévision montrera des scènes de décontamination, mais jamais celles où des habitants réclament un dédommagement pour pouvoir partir ailleurs.

La catastrophe nucléaire est désormais un sujet parmi d’autres, et pas question de trop en dire sur la responsabilité de Tepco ou les mesures gouvernementales qui ont enfreint la loi sur le seuil d’irradiation non naturelle. La déclaration stupéfiante, le 16 décembre 2011, du gouvernement japonais proclamant « l’arrêt à froid » des réacteurs de Fukushima a certes suscité quelques critiques, mais les grands médias semblent plutôt vouloir privilégier une attitude aseptisée et policée, loin de l’angoisse, de la révolte et du désarroi d’une population plus que jamais préoccupée par la menace d’une contamination radioactive en expansion.

On peut dire que ces grands médias ont participé à l’écriture du scénario inventé par Tepco et les autorités japonaises, qui veulent à tout prix nier la réalité afin de préserver leur pouvoir et leurs intérêts. En persistant à couvrir ce déni, c’est son rôle de contre-pouvoir que la grande presse sacrifie et avec lui les conditions d’existence d’une démocratie saine. A rebours de leur gouvernement qui affirme sa volonté de continuer le nucléaire, 85 % des Japonais désireraient en sortir [5]. Que choisiront de faire ces grands médias au milieu d’un pareil grand écart ? Et les nouveaux médias citoyens réussiront-ils à avoir enfin prise sur la société pour faire bouger les lignes ?

Yûki Takahata est traductrice et auteure de plusieurs ouvrages sur la société française en japonais. Dernier ouvrage traduit en japonais : Yannick Haenel, Jan Karski.

Notes

[1] Sauf le 23 mars 2011, où le pouvoir a mis en ligne le résultat, aussitôt retiré du site. Rien ne sera plus publié jusqu’au 3 mai (cf. l’enquête publiée par le New York Times, « Japan Held Nuclear Data, Leaving Evacuees in Peril », 8 août 2011). L’agence de presse japonaise Kyodo News a révélé le 16 janvier que les résultats de la simulation étaient communiquées dès le 14 mars à l’armée et aux autorités américaines.

[2] Un journaliste indépendant, Kazuo Hizumi (rédacteur en chef du site d’information News for the People in Japan) vient de publier, en collaboration avec un autre journaliste indépendant, Ryuichi Kino, un livre sur la dissimulation et le mensonge de Tepco et des autorités japonaises intitulé Vérification : l’accident nucléaire de Fukushima — La conférence de presse (en japonais) aux éditions Iwanami shoten.

[3] A de rares exceptions près, notamment l’émission de radio locale d’Osaka « Tanemaki Journal », qui questionne tous les jours un physicien nucléaire et un théoricien anti-nucléaire, M. Hiroaki Koidé, dont les propos sont retransmis sur Internet (en japonais).

[4] Le prix Nobel de littérature, Kenzaburo Oé sera présent au salon du livre de Paris, du 16 au 19 mars, qui rend hommage à la littérature japonaise.

[5] Sondage effectué les 20-21 août par le quotidien Mainichi Shinbun : « sortie immédiate » à 11 %, « sortie progressive » à 74 %, « pas besoin de diminuer la part d’énergie nucléaire » à 13 %.


Source : http://blog.mondediplo.net/2012-03-07-Fukushima-et-les-chiens-de-garde-du-nucleaire#tdm

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Sous-traitance nucléaire, ma zone contrôlée…va mal !

Les centrales nucléaires en France sont sous traitées à 80 %.
“J’ai accepté de rester 20 heures dans le bâtiment sans en sortir” témoigne un salarié de la sous-traitance. Consciencieux dans leur travail, ils ne comptent pas les heures et sont exposés aux radiations au-delà des doses autorisées. Leurs conditions de travail sont loin de s’aligner sur celles des agents EDF.

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Fukushima: Enquête sur une supercatastrophe nucléaire

La catastrophe de Fukushima a ébranlé les croyances de citoyens japonais qui, jusqu’ici, se fiaient à leurs installations nucléaires.

Le début de l’ère du soupçon ?

Il a fallu attendre plusieurs jours, après le 11 mars 2011, avant que les responsables japonais n’admettent qu’il y avait eu à Fukushima un accident nucléaire sans doute plus grave que celui de Tchernobyl.

Puis les autorités – l’exploitant Tepco, le gouvernement, les services de surveillance – n’ont cessé de minimiser l’ampleur de la catastrophe. Le documentaire tente de faire la lumière sur ce qui s’est passé dans les réacteurs 1 à 4 de la centrale. Il analyse aussi la gestion de crise du lobby nucléaire japonais et international et montre que celui-ci met tout en oeuvre pour préserver un marché mondial lucratif.

Reportage Arte (Allemagne, 2012, 52mn)
Documentaire de Peter F. Müller, Michael Müller et Philipp Abresch

Retrouvez le Thema sur ARTE : « Les leçons de Fukushima »

Fukushima a ébranlé les croyances des japonais qui se fiaient à leurs installations nucléaires…

Un an après Fukushima, le gouvernement nippon assure que le site est sécurisé, mais les Japonais en doutent. Enquête sur un accident sans précédent, qui a réactivé le débat sur le nucléaire en France et en Allemagne.

 

 

 

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5ème action SDN Bugey rond point Ambérieu 3-03-2012

Bonjour,

La cinquième action Rond point Ambérieu s’est encore une fois très bien déroulée. Une diziane de personnes présentes, avec toujours la visite de la gendarmerie et le Progrès.

action rond point ambérieu-3mars2012-sdnbugey

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons fait une captation vidéo que vous pouvez retrouver sur notre chaine YOUTUBE ici : http://www.youtube.com/watch?v=DWKnVZhIfV4

Quelques photos pour immortaliser l’action

Rendez-vous en avril pour la prochaine action Rond point Ambérieu ou ailleurs. Restez en contact, inscrivez-vous comme adhérent SDN Bugey ou inscrivez sur le blog pour recevoir les derniers articles et ainsi être toujours informé de l’actualité et les actions programmés par SDN BUGEY.

 

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Rejoignez avec nous la grande chaîne humaine !

En attendant la grande chaîne du 11 mars, participez déjà à la mobilisation :

La grande chaîne humaine se répartira en 10 maillons, entre les villes suivantes : Lyon (69), Vienne (38), Roussillon (38), Saint Vallier (26), Tain l’Hermitage (26), Valence (26), Livron (26), Montélimar (26), Bollène (84), Orange (84), Avignon (84). Voir la carte du trajet.

Afin de mobiliser le plus largement possible, dès maintenant, en vue de la grande chaîne humaine du 11 mars, de nombreuses chaînes humaines sont organisées, le 4e dimanche de chaque mois, dans toute la vallée du Rhône. Voir l’Agenda.

Vous aussi, participez à cette mobilisation originale et conviviale : rejoignez la chaîne locale la plus proche de chez vous. Mieux encore : organisez une chaîne humaine dans votre ville, avant le 11 mars 2012 ! Nous pouvons bien sûr vous y aider : appelez-nous au 0777 202 771.

Nous sommes en train de préparer dans le détail l’organisation de cette grande chaîne, pour assurer la logistique des différents maillons et le suivi des inscriptions le long du parcours.

Nous vous proposerons donc prochainement sur cette page :

  • de vous inscrire pour nous signaler votre participation à la grande chaîne, et celui des 10 maillons auquel vous prendrez part
  • de nous signaler un départ groupé (bus, train, vélo, roller, à pied) si vous en organisez un

Nous vous tiendrons bien évidemment informés !

Pour être sûr-e de recevoir nos infos par e-mail, abonnez-vous à notre lettre d’info mensuelle.

Pour nous contacter : contact@chainehumaine.org

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Le plein d’énergies propres

Alors que des esprits chagrins contestent la sortie du nucléaire, sortant le drapeau rouge du retour à la bougie, voire à un retour à l’âge des cavernes, des chercheurs inventifs nous ouvrent de belles perspectives.

Le plein d’énergies propresLe 25 janvier 2012 se sont déroulées à Dunkerqueles 13èmes assises de l’énergie, et le modèle allemand de sortie du nucléaire, décidé en 2002, a servi d’exemple ; celui-ci n’est pas un revirement ainsi que cela a été prétendu en France, rappelleChristian Hay, du conseil allemand pour l’environnement. lien

L’innovation est au rendez vous de ces assises, comme on va le constater.

Les égouts mènent à tout, puisqu’une école parisienne est chauffée avec l’énergie qu’ils produisent et rien n’empêcherait d’étendre cette initiative à tout le territoire : C’est en effet dans le 12ème arrondissement parisien qu’une école, le groupe scolaire Wattignies, utilisant un brevet appelé « degrés bleus  », propriété de la « lyonnaise des eaux », va permettre de récupérer, en captant la chaleur des eaux usées, 70% des besoins annuels de cette école. lien

Mais cette initiative pourrait aller beaucoup plus loin en récupérant les millions de tonnes de méthane produits par nos égouts, afin de faire rouler les voitures, ce qui se fait déjà à Oslo (lien), a Franca (Brésil),(lien) ou en récupérant le méthane produit par les déjections animales, les résidus de culture, et tous les biodéchets. lien

Lors d’un documentaire auquel j’ai participé sous la houlette de Marc Peyronnard, je me suis retrouvé enSavoie, à l’Abbaye de Tamié, dans laquelle les moines fabriquent leur célèbre fromage à pate molle pressée non cuite. lien

Par le passé, pour se débarrasser du « petit lait » ils faisaient appel à une entreprise qui leur rachetait ce résidu ; Mais les temps changent, et la dite entreprise a demandé aux moines de bien vouloir payer pour l’enlèvement de ce produit.

Après réflexion, cette fromagerie, qui produisait 400 kg de fromage chaque jour, décida de changer son fusil d’épaule, mettant en place une installation afin de valoriser ce petit lait en récupérant le méthane qu’il dégageait, produisant ainsi chaleur, et électricité, permettant ainsi un substantiel bénéfice de près de 7000 euros par an. lien

Lorsque l’on songe aux économies qui pourrait être réalisée en France, notre pays aux 400 variétés de fromages (lien) (d’autres évoquent plus de 1000 fromages différents) on ne peut que regretter qu’ils soient si peu nombreux a produire du méthane avec ce petit lait si encombrant.

Il y en en effet plus de 100 000 exploitations laitières dans notre pays, (lien) produisant près de 2000 milliers de tonnes de fromage par an, (lien), et si toutes ces entreprises décidaient de fabriquer de l’énergie avec leur petit lait, nul doute que ça permettrait un revenu énergétique non négligeable.

Mais quittons le fromage, pour le Japon afin de découvrir une originale alternative au nucléaire si dangereux.

Le groupe IHI vient de développer un petit générateur d’électricité pas plus grand qu’une boite à chaussure, capable de délivrer une puissance de 400 watts, grâce à une turbine à gaz qui tourne à la vitesse de400 000 tours par minute, alimenté par une recharge de gaz qui donne une autonomie de 3 heureslien

On se souvient que c’est en partie l’impossibilité d’alimenter électriquement la centrale de Fukushima, afin d’assurer le refroidissement des réacteurs, qui est responsable de la catastrophe Japonaise, et qu’enFrance, au Blayais, on est passé à 2 doigts de la catastrophe pour les mêmes raisons. lien

Pour revenir à cet original générateur japonais, on peut imaginer l’intérêt d’une telle invention si elle était couplée à une unité de méthanisation, afin de produire de l’électricité.

C’est ce qui existe déjà en Chine depuis longtemps, où, d’après « Greenpeace », il existe déjà 6 millions de méthaniseurs couplés à une fosse septique. lien

Au-delà de la possible production d’électricité, les chinois utilisent surtout le gaz directement pour la cuisson des aliments, ce qui permet de réelles économies. lien

Considérant que chaque être humain produit  5000 litres de méthane/an (lien) cela représente pour la France 325 000 millions de litres de méthane/an.

C’est sur le chapitre des batteries que de gros progrès sont en train d’être réalisés, s’il faut en croire l’entreprise japonaise Sony qui a dévoilé à la fin de l’année dernière un prototype de papier. lien

En effet, le glucose, principal composant du papier et les enzymes vont extraire le glucose de la cellulose, créant une réaction, laquelle va produire de l’électricité et de l’eau. lien

En maintenant séparés les différents composants, on favorise les flux d’ions d’hydrogène et d’électrons, générant ainsi de l’électricité. lien

La chercheuse Yuichi Tokita assure que cette batterie bio est suffisamment puissante pour faire tourner de la petite électronique. photo

Des recherches précédentes utilisaient des nanotubes, de l’encre et du papier pour réaliser des batteries, ou des super condensateurs.

Elles avaient été menées par Yi Cui, un scientifique de l’université de Stanford, consistant à tremper une feuille de papier ordinaire dans de l’encre infusé de nanotubes de carbone et de nanofils d’argent, et cette batterie d’un nouveau genre peut subir 40 000 cycles de « charge-décharge », bien plus que les batteries au lithium. lien

Pour rester dans l’original, comment ne pas féliciter ces philippins imaginatifs qui, à l’aide d’une simple bouteille en plastique et de 10 ml de Javel (pour empêcher l’apparition d’algues) produisent de la lumière, correspondant à une ampoule de 50 watts ? lien

Accumuler l’énergie reste un domaine dans lequel ils sont nombreux à chercher des solutions ; Nos voisins suisses nous achètent de temps à autre notre électricité (lorsque nous en avons trop et que nous la vendons à perte) pour faire remonter l’eau dans les retenues de montagne disposant ainsi d’une réserve abondante d’énergie.

Mais, dans le même domaine, ils deviennent aussi experts dans le domaine du captage des rivières souterraines, en construisant des conduites forcées, qui font tourner des turbines afin de produire l’électricité, avant de rejoindre le cours normal de la rivière.

Le canton de Vaud vient d’investir près de 7 millions de francs pour soutenir des projets hydrauliques de ce type, et ont identifiés 57 sites qui en fin de compte représenteront 50 gigawattheures/an, de quoi répondre à la consommation de plus de 10 000 ménageslien

Dans la droite ligne des réflexions de Jeremy Rifkin, qui voit dans chaque citoyen un producteur potentiel d’énergie, afin de quitter ce système centralisateur de production électrique, de gros progrès sont effectués dans le domaine éolien ; Il est possible maintenant d’installer sur le toit d’une habitation une petite éolienne à axe vertical, d’une faible hauteur, d’une puissance nominale de 1000 W, ne produisant que peu de bruit (38 dB). lien

D’autres modèles un peu plus puissants (4000 W) existent sur le marché, et pour l’éclairage public, des réverbères innovants équipés de capteurs solaires, et de petites éoliennes, procurent, la nuit venue, toute l’énergie nécessaire, sans être reliés au réseau. lien

C’est l’occasion de découvrir une association dynamique, en Isère, à st Paul les Monestier appelée « la Cabane ».

Dans le domaine des énergies nouvelles, elle fait feu de tout bois, cuisant son pain grâce à une parabole solaire, laquelle sert aussi à la distillation d’huiles essentielles

Tous les projets de cette association sont sur ce lien.

Mais le plus original reste à venir.

On se souvient du moteur à eau de Stan Meyer, cet inventeur génial, qui aurait trouvé la mort d’avoir mis au point ce moteur, même si certains sont encore convaincus qu’il n’était qu’un charlatan. lien

Le Docteur Nguyen Chanh Khedirecteur de la recherche et du développement à Ho Chi Min-Ville vient de prendre le relais, en inventant un générateur qui fonctionne à l’eau. lien

Dans le domaine des « énergies libres », c’est une réelle avancée et si aujourd’hui, il n’existe qu’à l’état de prototype, d’ores et déjà une entreprise s’est décidée à en lancer la fabrication, prévue pour juin 2012, en améliorant la taille et le poids de l’appareil.

L’appareil lui-même se présente actuellement sous la forme de 3 pots en plastique, dans lequel une substance chimique, utilisant les nanotechnologies, est ajoutée à l’eau, et une minute suffit pour qu’il se mette à produire de l’énergie. photo

Le prototype, d’une puissance de 2000W, aurait une autonomie de 5 ou 6 ans, et serait assez puissant pour faire fonctionner n’importe quel appareil ménager, de la cuisinière au frigo, en passant par le four micro-onde, le prix ne devant pas dépasser quelques euros (32 millions de dong). lien

Mais le meilleur est à venir, nous allons disposer bientôt de 5 technologies utilisant l’énergie libre qui feront l’objet d’un article prochain. lien

A la veille de la chaine humaine géante qui va relier Avignon à Lyon, pour tourner définitivement la page nucléaire, le 11 mars prochain, à partir de 13h30, (lien) il faut se remettre en mémoire la parole de mon vieil ami africain : « il vaut mieux vivre un jour comme un lion que toute une vie comme un mouton  ».

L’image illustrant l’article est de l’auteur

Merci aux internautes et à Corinne Py pour leur précieuse collaboration.

Olivier Cabanel
source : http://www.centpapiers.com/le-plein-denergies-propres-2/95753

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Comment tourner la page du nucléaire, du pétrole et du charbon ?

97% des français sont favorables aux énergies propres et renouvelables, mais la plupart pense qu’elles ne pourront jamais remplacer le nucléaire.Et pourtant !
Energies renouvelablesLes mentalités évoluent rapidement : en effet, en France, ils étaient 68% en 2005 à pouvoir citer spontanément une énergie renouvelable, et ils sont aujourd’hui 85% (source)
Bien évidement la sortie du nucléaire ne peut être que progressive, mais elle pourrait commencer dès demain, et réussir sans difficulté s’il y avait une volonté politique pour faire ce choix indispensable.
Les pessimistes affirment que l’on ne pourrait pas dépasser le taux de 20% d’énergies renouvelables en 2020. (source)
Affirmation infondée, comme nous allons pouvoir le constater.
En 2009 la France a consommé 251 mtep (millions de tonnes équivalent pétrole)(source)
 L’énergie nucléaire représente 92,56 mtep, puisque la production d’électricité française est de 121 mtep, et que 76,5% de cette production est d’origine nucléaire. (source)
La première mesure applicable tout de suite consisterait à appliquer un coefficient d’isolation à tous les bâtiments du pays, secteur privé et public y compris.
En appliquant un coefficient d’isolation de 0,6, à tous les bâtiments, existants, ou à venir, on réduirait d’entrée la demande énergétique du pays d’1/5ème, soit 50 mtep.
Cette mesure primordiale ferait donc descendre nos besoins à 201 MTEP.
Mais on peut aller bien plus loin : Il existe aujourd’hui la possibilité de faire de l’habitat à énergie positive.
Cela revient à dire que les bâtiments, au lieu de consommer de l’énergie, peuvent aujourd’hui en produire. (source)
Le potentiel biogaz serait d’après les affirmations officielles seulement de 3,5 mtep. (source)
Mais en creusant un peu la question, nous allons voir que ce chiffre est éloigné de la réalité.
En effet, en Allemagne, il y avait déjà en 2007, 3500 unités produisant du biogaz, et en France moins d’une dizaine. (source)
En Suède, en 2009, 120 stations services délivrent du biogaz. (source)
Pour être utilisé, le biogaz doit être épuré et compressé, et ces installations sont rentabilisées au bout de 4 ans.
Une étude a été faite dans l’Ouest de la France, mettant en œuvre toutes ces possibilités et on peut la découvrir sur ce. (source)
Le bio-méthane peut être produit en traitant les ordures ménagères, comme à Lille par exemple, ou les 108 000 tonnes de bio-déchets peuvent faire rouler une centaine de bus lesquels effectuent en moyenne 60 000 km/an.(source)
Si l’on considère que les français ont produits 868 millions de tonnes de déchets en 2008, et que la part pouvant produire du méthane est de quasiment la moitié, si toutes les zones de stockages de déchets étaient équipées pour récupérer le méthane, on pourrait faire circuler 450 000 bus ou poids lourds (source) ce qui correspond à 27 milliards de km parcourus par an, soit 20 mtep.
Cette production pourrait donc couvrir tous les besoins du pays, puisque le parc des poids lourds français est de 334 000 et celui des bus de 80 000. (source).
On peut aussi récupérer le méthane issu des stations d’épuration, celui issu des déchets verts (compostage), ou des étables, des lisiers de porcheries, des élevages de volailles.
Les STEP (stations d’épuration) ont un potentiel de 3,350 mtep. (source)
Les déjections d’élevage représentaient 683 000 tonnes de méthane en 2007. (source)
Les 500 000 chevaux qui galopent en France laissent dans leurs étables 4 millions de tonnes de fumier, ce qui représente 400 millions de m3 de biogaz. (source) soit l’équivalent de 350 000 tep (tonne équivalent pétrole)
Pour 12m3 de lisiers introduits dans un digesteur, on produit 90m3 de méthane par jour. (source)
Or chaque porc produit annuellement 1,2m3 de lisier et il y a en France 38 millions de porcs.
Ce sont donc 46 millions de m3 de lisier qui sont produits chaque année, avec les conséquences que l’on connait (algues vertes…) qui correspondent à plus de 400 millions de m3 de méthane, soit l’équivalent de 350 000 tep.
Il serait dommage de ne pas évoquer les solutions qui s’offrent aussi aux laiteries qui peuvent, comme en Bourgogne ou en Chartreuse, utiliser le petit lait pour fabriquer aussi du biogaz. (source)
Cette dernière produit 160 m3 de biogaz par jour.
Si les 2143 laiteries de France se dotaient toute d’un tel système, la production de biogaz annuelle pourrait être de plus de 125 millions de m3 de biogaz, soit l’équivalent de plus de 100 000 tep.
Et ce n’est pas tout, il existe des solutions pour le moins originales, c’est le carburant produit à partir de la graisse animale.
Les norvégiens fabriquent déjà du biodiesel à partir des huiles de poisson, et des huiles de cuisson.
Lauri Venoy, un autre norvégien veut produire du carburant à partir de la liposuccion.
Il a déjà obtenu le droit de récupérer les 11 500 litre de graisse humaine produits par semaine par un hôpital de Miami, soit 550 000 litres de biodiesel pour un seul hôpital. (source)
Lorsque l’on sait qu’il y a en France 4 millions d’obèses (et 16 millions d’adultes en surpoids), on imagine la quantité de biodiesel qui pourrait être produit. (source)
En résumé, le potentiel biogaz est de 54 mtep/an
Autre avantage considérable du développement du biogaz : il y a non seulement production d’électricité, mais aussi de chaleur.
De plus, en brulant le méthane, on freine le réchauffement planétaire, puisque ce méthane est 23 fois plus impliqué que le CO2 dans ce réchauffement.
La biomasse, ce n’est pas que la récupération du méthane des produits en fermentation,
L’utilisation du bois pour le chauffage pourrait représenter 20 mtep. (source) et pourrait même atteindre 45 mtep.
Faisons maintenant un rapide tour d’horizon des autres énergies renouvelables :
Hydraulique, Solaire, Eolien, Géothermie sont les énergies renouvelables les plus classiques.
Le parc hydraulique français est négligé, et en 2008, jean louis Borloo avait présenté le grand plan de relance de la production énergétique française. (source) . Il semble être retourné dans un tiroir.
Cela représente aujourd’hui un peu moins de 6 mtep, (65 TWh) mais un développement harmonieux, privilégiant les solutions qui respectent l’environnement, micro centrales, les centrales de haute chute, marémotrice, hydrolienne permettrait d’envisager un potentiel de 16 mtep. (source)
Le potentiel éolien français est de 14 mtep. (source)
L’énergie solaire photovoltaïque connait une nouvelle révolution.
Un chercheur méconnu pendant 20 ans, Michael Graetzel à mis au point une nouvelle technologie (oxyde de titane avec colorant) qui s’inspire de la photosynthèse des plantes pour produire de l’électricité. (source)
Cette nouvelle technologie diminue par 10 les couts de fabrication pour un rendement de 11%. lien
Autre avantage de cette invention, les panneaux peuvent être souples et transparents et sont imprimés comme on fabrique des films photo.
Le photovoltaïque connait un nouveau développement, puisqu’on a commencé d’installer des panneaux photovoltaïques sur les murs anti-bruits des lignes TGV, et des autoroutes.
Le potentiel à installer est de 500 km de longueur, pour une production de 86500 Mwh/an, soit 20 000 tep (source)
Qu’il soit thermique ou photovoltaïque l’énergie solaire est en retard en France : en 2005, les allemands avaient déjà installé 980 000 m2 de capteur thermiques contre à peine 165 000 m2 chez nous.
L’Allemagne économise chaque année 270 millions de litre de fioul grâce à ses choix énergétiques solaires. (source)
Quand l’on songe que 91% des français plébiscitent le photovoltaïque contre seulement 17% pour le nucléaire, on peut s’étonner du considérable retard français. (source)
Si on évoque la géothermie profonde, d’après le sénateur René Tregouet, « le potentiel offert par les sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité ». (121 mtep). (source)
La démonstration est faite que les 251 mtep que nous consommons chaque année peuvent être produits dès demain sans utiliser ni nucléaire, ni pétrole, ni charbon.
Il est clair aujourd’hui qu’une politique volontaire et énergique tournée vers les énergies renouvelables et non polluantes permettrait très vite de tourner la page des énergies sales et dangereuses, et nous donnerait enfin l’indépendance énergétique.
Il faudrait pour cela un gouvernement qui le veuille, et force est de reconnaitre que ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Olivier Cabanel
Source : http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/comment-tourner-la-page-du-76430

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1ère action de SDN BUGEY rond point Méximieux le 21 février 2012

Première action rond point de SDN BUGEY à Meximieux. C’était le mardi 21 février. Une dizaine de personnes du SDN Bugey s’étaient données rendez-vous sur un rond point de Meximieux.

Le but ? Toujours le même, comme pour les actions ronds points d’Ambérieu en Bugey: Sensibiliser nos concitoyens sur le risque de pollution radioactive que fait peser l’activité de production électronucléaire de la centrale du Bugey à St Vulbas; sur une population directe de 2.5millions de personnes !

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SDN BUGEY à Ambérieu avec l’association les 3 doigts dans la prise

SDN Bugey sera présent à la soirée organisé par l’association les 3 doigts dans la prise qui est l’association qui organise l’aspect logistique du group Bugiste les Poutrelles Fever (http://www.poutrellesfever.com)

Electrisez-vous !
L’association Les trois doigts dans la prise propose une grande soirée festive, où se mêleront de nombreuses disciplines du spectacle vivant.

Les amateurs de hip hop savoureront la performance empreinte de vitalité et d’humour de la Cie DKDansent et de l’atelier Hip Hop de la MJC d’Ambérieu.

Côté concerts, l’Europe est à l’affiche. Directement importé de Sicile, Baciamolemani offre des histoires d’un autre temps, des voyages et des mirages, sur un son résolument tropical. Les Berlinois du groupe Budzillus distillent, eux, un rock empreint des mélodies des Balkans, dans une prestation proche du spectacle de rue.

Une touche de féerie ? La salle Mozzanino devient chapiteau ! Des artistes voltigeront dans les airs et donneront à voir tout le talent du Nouveau Cirque.

Pour contribuer à l’atmosphère réjouissante de cette soirée, vous viendrez avec votre déguisement le plus beau, drôle ou saugrenu.

  • Danse Hip Hop (MJC Ambérieu & DKDansent)
  • Spectacle de rue, Cirque
  • Concerts : Baciamo le mani (Sicile) Swing tropical / Budzillus (Berlin) Rock tzigane
  • DJ Balkanic. Programmation en cours

Entrée : 5€

Renseignements au 06 18 54 19 81.

à partir de 18h30

Les poutrelles fever

Ecoutez une de leur dernière chanson…


le blues du buisnessman par kinautta

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Stand Primevère SDN BUGEY et Rhône Alpes Sans Nucléaire

SDN BUGEY et Rhône Alpes Sans Nucléaire co animeront un stand d’information.

primevère 2012Le salon-rencontres Primevère 2012 ouvrira ses portes les 24, 25 et 26 février 2012 à Eurexpo (Lyon/Chassieu).

Changement d’horaires pour cette nouvelle édition ! Le salon débutera le vendredi 24 février à 14h.
Les horaires d’ouverture sont donc :

Vendredi  24/02 : 14h – 22h
Samedi     25/02 : 10h – 20h
Dimanche 26/02 : 10h – 19h

Les différents onglets ci-dessus vous permettent de découvrir ses exposants, ses animations et ses espaces dédiés.

Le salon-rencontre de l’alter-écologie s’organise autour de trois idées fortes :

Sensibiliser le grand public
Promouvoir les démarches alternatives
Développer une meilleure communication entre les partenaires de l’écologie.

Le catalogue complet du salon 2012 (88 pages), sera disponible à l’entrée du salon.

Belle découverte et à très bientôt sur le salon-rencontres Primevère !

Site web du salon : http://primevere.salon.free.fr/visiteurs/accueil.php

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