Alors que les militants anti-nucléaires se préparent à commémorer l’anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, le tremblement de terre Japonais nous ramène à la triste réalité des dangers que représente l’industrie nucléaire.
La liste des 1500 victimes, ou disparus, déjà annoncées par les agences de presse japonaises pourrait s’allonger sous peu, car au sujet des centrales nucléaires touchées par le séisme du 11 mars 2011, la situation est loin d’être sous contrôle : le refroidissement de certains réacteurs touchés n’est pas encore assuré, et l’on pourrait peut-être assister à la fusion de l’un d’entre eux, tout comme à Tchernobyl il y a ¼ de siècle exactement.
Pour cette catastrophe, si l’on a su bien trop tard, à cause de la désinformation gouvernementale française, la pollution nucléaire subie, avec d’autres peuples d’Europe, on connait maintenant, seconde après seconde, de quelle manière le « nuage » invisible s’est déplacé, comme on peut le constater sur ce lien.
On sait aussi, malgré les efforts de minimisation tentés par le lobby nucléaire, et grâce au rapport publié en janvier 2010 par l’académie des sciences de New York, que le nombre de morts suite à la catastrophe de Tchernobyl est de l’ordre d’au moins 985 000, et que le bilan financier de la catastrophe a dépassé les 500 milliards de dollars. lien
Or, le séisme qui vient de se produire au Japon doit être regardé de plus près, car 3 réacteurs nucléaires posent des problèmes de refroidissement, et si un seul réacteur ne peut plus être contrôlé, ce ne sont pas quelques centaines de victimes qui pourraient être à déplorer, mais vraisemblablement beaucoup plus.
Il est étonnant que les médias traditionnels s’en tiennent aux seuls dégâts provoqués par la vague gigantesque de 10 mètres de haut, avançant à 600 km/h, sans évoquer, outre la raffinerie de pétrole en feu dans la région de Tokyo, (lien) le danger bien plus important que font courir aux japonais, et à beaucoup d’autres peuples, la fusion du cœur d’un réacteur. Lien
Aux dernières nouvelles, la centrale d’Onagawa est en feu, et il semble qu’il n’était plus possible d’empêcher la fusion du réacteur, bien que les informations soient manifestement filtrées afin de ne pas affoler les populations.
C’est toujours le même syndrome, celui de Tchernobyl, qui consiste à dissimuler le danger, afin de ne pas créer la panique.
Alors bien sûr, on évoque, dans les milieux officiels, qu’il y aurait seulement le risque d’une fuite radioactive, alors que le danger est bien plus important si l’on n’arrive pas à refroidir le réacteur (lien) même si le professeur Naoto Sekimura estime « un nouveau Tchernobyl n’est pas possible (…) si la ventilation est faite correctement le fuite sera minime et ne dépassera pas un rayon de 3 km).
Cette réaction ne semble pas très éloignée de celle de Claude Allègre, qui dans un débat surréaliste sur France 2 (façe aux français) était dans le déni du danger nucléaire, malgré les arguments donnés par les débatteurs. lien
Mais revenons au Japon.
A 1h du matin, pour diminuer la pression dans un des réacteurs, l’opérateur a été obligé de relâcher « une petite quantité de vapeur » fatalement radioactive. lien
Pour l’instant, 45000 personnes ont été évacuées dans la zone de la centrale de Fukushima. lien
On en est donc au stade des supputations, car la transparence dans le domaine du nucléaire n’est pas une qualité primordiale.
Pour suivre les informations en direct, on peut utiliser ce lien.
Le pire scénario est peut-être à venir, car si un seul réacteur ne peut être refroidi, un « Tchernobyl » japonais est possible, avec les conséquences que l’on imagine. lien
Si les manœuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura comme à Tchernobyl fusion du cœur, explosion, et dissémination dans l’atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies.
En tout cas, une alerte nucléaire est en cours, une fuite radioactive a été annoncée, et au delà des 45000 personnes habitant le secteur évacuées, des militaires, en tenue de protection nucléaire ont été envoyés sur place.
Il y a donc actuellement 3 réacteurs (Fukushima 1 et 2) qui ont perdu de leur capacité de refroidissement et dans la salle de contrôle de l’un des réacteurs, on a enregistré un niveau de radioactivité 1000 fois supérieur à la normale, selon l’agence Kyodo.
Ces 2 sites se trouvent à environ 250 km de Tokyo. lien
Les organismes officiels se veulent rassurants, comme à l’accoutumée. lien
Ce qui rappelle de bien mauvais souvenirs. lien
En tout cas, ce séisme relance la polémique sur les dangers du nucléaire, dont il faut rappeler que la France est l’un des fleurons, ayant lancé un chantier du coté de Marcoule, d’une centrale nucléaire expérimentale, (lien) , appelé Iter, au beau milieu d’une zone sismique réputée. lien
Rappelons que la France possède 58 réacteurs nucléaires, dont certains ont vu leur vie prolongée, malgré leur vieillissement constaté, lien
Alors pourquoi s’inquiéter, car comme dit mon vieil ami africain :
« Il faut attendre d’avoir traversé toute la rivière avant de se moquer du crocodile ».
L’image illustrant l’article provient de « lavideo.eu »
http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/tchernobyl-drole-d-anniversaire-90438
















































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