Catégorie : Centrale nucléaire du Bugey

Informations sur la centrale du Bugey (01)

ICEDA, c’est parti !      EDF invite la presse pour l’inauguration

Voici deux articles parus dans la presse,
suite à la visite organisée pour les journalistes lors de l’inauguration d’ICEDA.

Malheureusement, nous n’étions pas invités…  car comme d’habitude, EDF ment en annonçant :
10 ans de retard suite aux recours juridiques, entreposage pendant 150 ans, dérive des coûts…
En effet :

  • D’une part, suite à l’action juridique de l’entreprise Roozen, le chantier ICEDA a été interrompu le 6 janvier 2012.
    Il a redémarré en avril 2015, soit un arrêt de 3 ans et 4 mois, et non pas 10 ans comme annoncé par EDF (puisque c’est écrit dans les 2 articles de presse, c’est pas une erreur d’un journaliste).
    EDF annonçait une mise en service au début 2014 et donc, avec l’arrêt du chantier, cette mise en service aurait dû être reportée à mi 2017.
    Encore une fois EDF n’a pas tenu les délais qu’elle avait annoncés, puisque la mise en service ne s’est faite qu’en septembre 2020, donc un peu plus de trois ans de retard, qu’EDF cache derrière les recours juridiques.
  • D’autre part, jusqu’à maintenant, tous les documents d’ICEDA avaient parlé d’un entreposage pendant 50 ans maximum. 150 ans c’est nouveau et vraisemblablement non conforme aux autorisations actuellement accordées par l’ASN.
  • Dans un article de l’Usine Nouvelle de 2008, le coût d’investissement annoncé était de plusieurs dizaine de millions d’euros comme ordre de grandeur.
    En revanche, dans un document EDF de 2015 présenté à la CLI Bugey, il était annoncé supérieur à 100 millions d’euros.
    Dans l’article du Progrès ci-dessous, le coût est donné pour 200 millions d’euros.
    Il semble bien qu’on soit encore dans une forte dérive du coût prévisionnel annoncé par EDF !
Cliquer sur les articles pour les lire ->

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Les Élus du Bugey et la loi du Silence sur le Nucléaire

Dans quelle démocratie vit-on quand il faut « se battre » pour accéder aux informations que chaque citoyen est en droit de connaître ?

Cliquer le Communiqué de Presse pour en faire lecture

L’Association Sortir du Nucléaire Bugey vient de transmettre à la presse un Communiqué dénonçant le « SECRET » entretenu par les élus du Bucopa (*) avec EDF, et leur refus de communiquer autour du projet des futurs EPR.
(*) Syndicat mixte Bugey – Côtière – Plaine de l’Ain
        Pour lire l’Avis de la CADA (*), c’est ICI
(*) Commission d’Accès aux Documents Administratifs

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Action d’envergure : STOP au nucléaire sur le Bugey

DIMANCHE 3 OCTOBRE 2021 – 14H00
SITE NUCLÉAIRE DU BUGEY

VENONS TOUS MANIFESTER
À SAINT-VULBAS (01) !
(accueil à partir de 10 h)

Pour s’y rendre, INFOS ICI !

SORTIR DE L’IMPASSE NUCLÉAIRE, C’EST POSSIBLE !
Maintenant et pas dans 30 ans…

Cliquer l’affiche pour l’agrandir

Pour télécharger l’affiche et l’imprimer, cliquer ICI

  • Pas de prolongation des vieux réacteurs au-delà de 40 ans ! Débranchons-les !

  • Pas de remplacement par 2 nouveaux réacteurs de type EPR. Pas d’EPR au Bugey !!!

  • Abandon d’ICEDA (centre de retraitement et de conditionnement des déchets nucléaires)

  • Oui aux Énergies Renouvelables : alternatives démontrées par l’ADEME, RTE, négaWatt

 

Accueil dès 10h à Saint-Vulbas (01) au rond-point de la D 20 avec la D 124

Départ manifestation : 14h

Pour lire l’appel à manifester, cliquer l’image

Pour télécharger le flyer et l’imprimer, cliquer ICI

DERNIÈRES INFOS en cliquant ICI (Menu ACTION BUGEY 2021)

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La centrale nucléaire du Bugey devient la plus vieille de France – Communiqué de presse

Mardi 30 juin 2020,
la centrale nucléaire du Bugey devient la plus vieille centrale nucléaire de France !

Et ceci, après l’arrêt définitif du 2ème réacteur nucléaire de la centrale de Fesssenheim lundi 29 juin !

La centrale de Bugey (mise en service en 1978 pour les tranches 2 et 3 et en 1979 pour les tranches 4 et 5) devient la plus vieille centrale française…

Il faut en tirer les conséquences !

                        Centrale nucléaire du Bugey

Pour faire connaître cette situation, SDN Bugey a rédigé un communiqué destiné à la presse locale, régionale et nationale :

 

« LA CENTRALE DU BUGEY DEVIENT LA PLUS VIEILLE CENTRALE DE FRANCE … »

Alors que nous assistons enfin à l’arrêt du second réacteur de la centrale de Fessenheim, nos attentes se portent sur les 4 réacteurs du Bugey. En effet, à compter de ce mardi 30 juin 2020, cette centrale mise en service entre 1978 (pour les tranches 2 et 3) et 1979 (pour les tranches 4 et 5), est devenue la « nouvelle doyenne » des centrales nucléaires françaises. Et si l’urgence de fermer Fessenheim était grande et attendue depuis des années, il existe plus que jamais une nouvelle priorité : la fermeture des 4 réacteurs de la centrale du Bugey située à moins de 30 kilomètres de Lyon, métropole comptant plus de deux millions de personnes.

Nous ne pouvons nous satisfaire de la seule fermeture de la centrale alsacienne qui a symbolisé la lutte antinucléaire durant des décennies. Cette toute récente décision demeure essentielle et salutaire, mais nettement insuffisante. Cet arrêt se doit d’être un point de départ pour une nouvelle dynamique concernant particulièrement toutes ces centrales qui ont dépassé les 40 ans d’activité : ces installations doivent impérativement cesser leur activité avant un accident grave. Après, il sera trop tard….

La centrale du Bugey a cumulé -et continue de cumuler – trop d’avaries, trop de fuites, trop de dysfonctionnements en tous genres pour continuer « comme si de rien n’était ».

Il ne faut pas que l’arrêt de Fessenheim soit « l’arbre qui cache la forêt » et serve d’alibi à poursuivre dans une voie du « tout atomique », comme le laissent penser les choix de ce gouvernement nucléocrate qui ne décide pas d’investir massivement et très rapidement dans les rénovations d’habitat et le développement des énergies renouvelables pour faire face au bouleversement climatique.

En effet, nous avons appris que ce même gouvernement envisagerait de doter le pays de six nouveaux EPR dans les dix prochaines années pour remplacer les vieux. Deux d’entre eux pourraient être construits sur le site du Bugey qui verrait la fermeture de deux de ses réacteurs à l’horizon 2030. Et les deux autres ?… En l’état, cette fermeture arrivera beaucoup trop tard. Cette décision est totalement irresponsable au vu de la vétusté des installations.

D’autre part est-il raisonnable d’envisager de construire, sur le modèle calamiteux et très inquiétant du chantier de Flamanville, deux nouvelles tranches sur le site du Bugey ? Alors même que cet EPR présente beaucoup trop d’incertitudes en termes de sécurité, un surcoût de plus de 10 milliards d’euros et un retard de bientôt 10 ans…

Avec cette décision de fermer Fessenheim, le pays se retrouve clairement à un tournant important en termes de choix énergétique. Et il est impératif de poursuivre dans la bonne voie, avant la catastrophe humaine et économique…

Aussi, nous demandons l’arrêt de la centrale du Bugey, plus vieille centrale nucléaire de France, et nous nous opposons à tout nouveau projet de réacteurs dans notre région et ailleurs. L’avenir se fera avec tous ceux qui veulent une planète vivante et vivable, sans nucléaire.

Sortir Du Nucléaire BUGEY (MERCREDI 1er JUILLET 2020)

Ce communiqué de presse est téléchargeable ICI

 

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Où iriez-vous en cas d’accident nucléaire à la centrale du Bugey ?

CONFÉRENCE DE PRESSE

INVITATION

Impact potentiel sur les populations et les sols et
pays affectés par un grave accident de réacteur nucléaire

Cas des réacteurs nucléaire suisses et de ceux du Bugey

Vendredi 14 juin à 10h30
Salle Saône, Maison de l’Environnement,
14 avenue Tony Garnier, Lyon 7ème

Simulation d’un accident majeur à la centrale nucléaire du Bugey

le 21 janvier 2017

Frédéric-Paul Piguet, Docteur en sciences de l’environnement à l’Institut Biosphère (Genève), a coordonné une équipe pluridisciplinaire pour étudier un accident majeur survenu dans une des 4 centrales nucléaires suisses et à la centrale du Bugey dans l’Ain.
Basée sur de nombreuses simulations, cette étude quantifie le nombre de personnes :
– atteintes dans leur santé (cancers, maladies cardio-vasculaires, etc..),
– susceptibles de mourir de maladies radio-induites,
– à évacuer durablement loin de leur domicile et à reloger ailleurs.
Elle détermine aussi en km² les pâturages et terres agricoles rendus incultivables par les
éléments radioactifs.
La méthodologie de cette étude et ses résultats, dont ceux relatifs à la centrale nucléaire du Bugey, vous seront présentés lors de cette conférence de presse. Frédéric-Paul Piguet
et Pierre Eckert, ancien directeur de l’Office Fédéral de Météorologie et de Climatologie (MétéoSuisse), répondront à vos questions.
En complément l’association Sortir Du Nucléaire Bugey présentera l’avis critique qu’elle a donné sur le projet de Plan Particulier d’Intervention de la centrale nucléaire du Bugey.
Coordination Stop Bugey
Adresse postale :
Association Sortir du Nucléaire Bugey, 76 impasse Mozart, 01360 Loyettes
Site internet : www.stop-bugey.org – Mail : contact@stop-bugey.org
Contacts téléphoniques : 04 79 65 96 40 (E. Brenière) ou 06 49 45 57 44 (J. Guerry)

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La centrale du Bugey est-elle sure ?

CLIQUER ICI pour visionner la conférence de Joël Guerry dans le cadre de la fête de la science le 5 octobre 2018 à Bourg-en-Bresse

 

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Consultation de l’ASN concernant Bugey 5

L’ASN consulte le public du 6 au 21 septembre 2016 sur un projet de décision concernant Bugey 5.

Vous pouvez donner votre avis en cliquant ici

 

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URGENT avant le 4 juillet dites NON à la prolongation de Bugey 3

Il y a actuellement en cours sur le site de l’ASN deux consultations publiques :
– l’une pour la prolongation jusqu’en avril 2024 du réacteur Bugey 3 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-3),
– l’autre pour modifier la décision qui autorisait la prolongation du réacteur Bugey 2 jusqu’en avril 2021 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-2).
Lors de la consultation pour la prolongation du réacteur Bugey 5, il y avait eu plus de 1300 commentaires pour dire non à la prolongation.
Il s’agit donc de faire mieux avant le 4 juillet 2016 à 24 heures.Pour vous aider à faire un commentaire, si vous voulez argumenter un peu, vous trouverez ci-après quelques suggestions. Vous pouvez aussi vous inspirer des commentaires déjà faits
.FAITES AUSSI SUIVRE A VOS CONNAISSANCES
Pour Bugey 3 :

Non à la prolongation jusqu’en 2024 de ce réacteur vieux de déjà 37 ans et 9 mois.


Le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire du Bugey a eu sa première divergence en août 1978 et il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978. A ce jour, ce réacteur fonctionne donc depuis 37 années et 9 mois et l’ASN veut le prolonger jusqu’en avril 2024, c’est à dire jusqu’à 44 années et 7 mois. Il y a là de l’inconscience et l’ASN fait prendre le risque à notre région de subir un accident grave avec des conséquences comme à Tchernobyl ou Fukushima. Cette décision est criminelle et j’exige l’arrêt définitif de ce réacteur ainsi que ceux de Bugey 2, Bugey 4 et Bugey 5.


Cette décision de prolongation de ce réacteur jusqu’à 44 ans et 7 mois est insensée car elle fait courir un grave risque d’accident. L’ASN veut-elle faire disparaitre des milliers d’emploi (déjà plus de 6000 emplois à moins de 10 km du site nucléaire), faire évacuer des millions de personnes (Lyon à 30 km), tuer l’économie française (plus d’axe nord-sud par routes, autoroutes voies ferrées, plus d’aéroport Lyon Saint Exupéry, …). Soyons raisonnable, il faut fermer de suite ce réacteur et les trois autres, d’autant que la loi de transition énergétique diminue la part du nucléaire dans la production électrique française et que pour cela il faut fermer une dizaine de réacteurs d’ici 2025. Actuellement trois réacteurs sont à l’arrêt et notre région n’a pas encore manqué d’électricité, donc on peut arrêter de suite cette centrale.


Selon l’article L593-19 du Code l’Environnement, le réexamen de sûreté effectué au-delà de la 35e année de fonctionnement d’un réacteur électronucléaire entraîne la proposition de dispositions par l’exploitant. Celles-ci ne doivent être soumises à la procédure d’autorisation par l’ASN qu’après enquête publique. Il se trouve que le réacteur Bugey 3 a eu son troisième réexamen de sûreté après 35 années de fonctionnement, puisqu’il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978 et que le rapport de bilan de l’examen de sûreté date du 6 février 2014, soit à 35 ans et 5 mois de fonctionnement. Il est donc nécessaire que les dispositions proposées par l’exploitant soient préalablement soumises à enquête publique avant toute décision de l’ASN.


Il faut arrêter la mascarade de la sûreté nucléaire. L’ASN est sur le point de prendre une décision sur la prolongation du réacteur n° 3 du site nucléaire du Bugey. C’est l’objet de la présente consultation publique. Dans la décision qui nous est soumise, l’ASN ne dit rien des problèmes de pièces non conformes et aux certificats falsifiés par l’usine du Creusot d’AREVA. On peut avoir des doutes sur la fiabilité des contrôles faits par l’ASN. Il est urgent de ne pas prolonger le fonctionnement de ce réacteurs et d’arrêter aussi les trois autres.
Hors ce grave problème, on peut être étonné des décisions qui sont imposées à EDF pour ce réacteur avant le 31 décembre 2016 :
– un dispositif de confinement est installé afin d’éviter une dispersion directe du ciel de cuve du réservoir de traitement et de refroidissement d’eau des piscines (PTR) dans l’environnement en cas d’accident : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 et pour Bugey 4 le 31 décembre 2015 ?
– un dispositif est mis en place afin d’éviter une rupture de confinement en cas de rupture de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 ?
– la mise en place de matériels antidéflagrants dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN) est achevée : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 30 septembre 2014 et pour Bugey 3 le 30 juin 2015 et que l’avis IRSN n° 2011-394 pointait déjà les insuffisances de ce local BAN en matière de résistance au feu et demandait une mise en conformité pour Bugey 2 avant fin 2011 ?
– l’exploitant met en place le déport de la commande de fermeture de la vanne du tube de transfert dans un local protégé des rayonnements en situation accidentelle : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 31 décembre 2013 et pour Bugey 4 le 31 octobre 2014 ?
Lorsque des problèmes de sûreté sont identifiés, les travaux de mise en conformité sont extensibles sur plusieurs années. On a l’impression que l’ASN est plus à la disposition de l’exploitant qu’à assurer la sécurité des citoyen(ne)s.
Il faut arrêter cette mascarade de sûreté nucléaire et fermer définitivement ce réacteur n° 3 ainsi que les trois autres.


Parallèlement à cette consultation, il y a une consultation pour modifier la décision de poursuite du réacteur Bugey 2. Cette modification porte sur le risque de colmatage lié au calorifuge de type Microtherm. Or il est dit que ce type de calorifuge équipe les réacteurs du site de Bugey. Pourquoi n’y a t’il pas de prescription similaire pour le réacteur Bugey 3 ?Pour Bugey 2 :

Non à la prolongation de ce réacteur vieux de déjà 38 ans et 1 mois.

Pour mettre un commentaire, il faut créer un compte et s’identifier (voir ci-joint). A la création du compte, si pas de retour, voir dans les indésirables.Merci de votre aide pour faire arrêter cette vieille centrale.A bientôt.

Joël Guerry
Sortir du Nucléaire Bugey

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ARRETONS LE PROJET ICEDA ET FERMONS BUGEY !

 

Greenpeace désigne ses cinq centrales « à fermer en priorité »

« Pourquoi seulement Fessenheim? » Greenpeace a désigné jeudi quatre autres centrales nucléaires à « fermer en priorité » après avoir analysé, pour les 19 sites français, leur vulnérabilité et les conséquences économiques potentielles d’un accident.

Jeudi matin, à l’aube, une dizaine de militants de Greenpeace ont déjoué la surveillance pour projeter sur la centrale de Fessenheim deux textes grâce à de puissants projecteurs.

« Pourquoi seulement moi? » pouvait-on lire durant une dizaine de minutes sur l’un des réacteurs de Fessenheim alors que la liste des centrales jugées dangereuses était projetée sur une piscine.

« Pour tenir sa promesse François Hollande doit acter la fermeture d’au moins 20 réacteurs à horizon 2020 », souligne dans un communiqué Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace, en référence à l’engagement du président de la République de baisser la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025 dans la production d’électricité.

Quatre autres sites à fermer dont BUGEY

L’âge, l’inondation, le séisme, mais aussi les problèmes de sûreté sur les cuves, radiers, enceintes de confinement, la puissance, le combustible utilisé…le risque industriel (risques d’explosion, sites Seveso), le risque de chute d’avion, le bassin de population, les villes importantes et frontières à proximité…les vents dominants et l’éventuelle contamination…les impacts socio-économiques potentiels sur l’agriculture, la viticulture, le tourisme ou l’industrie…tous ces critères ont été examinés pour en arriver à déterminer les centrales à fermer en priorité.

Fiche d’identité de BUGEY 
http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266521/Fiche_Bugey.pdf

Centrale-nucléaire-bugey-details

« Fermer uniquement Fessenheim est une manoeuvre politique. Cela ne nous permet pas d’atteindre l’objectif présidentiel mais surtout d’autres centrales sont aussi dangereuses », ajoute-t-elle.

Greenpeace a examiné « trois séries de critères »: le niveau de sûreté des centrales (âge, puissance, nature du combustible, etc.), les risques d' »agressions externes naturelles ou non naturelles » (inondation, séisme, risque industriel, incendie, etc.) et les conséquences d’un accident (proximité d’une frontière ou d’une grande métropole, activités proches, etc.).

Pour le Blayais, l’ONG pointe par exemple les possibles impacts d’un accident sur l’activité viticole. Pour la centrale de Gravelines, l’association pointe « une concentration impressionnante de risques » avec la présence de « 22 installations classées dont 8 Seveso dans un rayon de 10 km ».

« La catastrophe de Fukushima est venue nous rappeler qu’il faut se préparer à un accident majeur même si ce n’est pas le scénario le plus probable », commente Greenpeace, qui boycotte le processus officiel du débat national sur la transition énergétique lancé en novembre par le gouvernement.

Ce débat se poursuit jusqu’à l’été et doit déboucher sur une loi de programmation à la rentrée pour définir la nouvelle politique énergétique de la France.

Source Greenpeace : http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266521/Fiche_Bugey.pdf

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Bugey la centrale qui ne craint pas l’eau froide !

Alors que Greenpeace vient de démontrer que la centrale nucléaire du Bugey est vulnérable par les airs, Sortir du nucléaire 73 révèle qu’un scénario à la Fukushima y serait possible en cas de rupture de barrage.

Ce mercredi 2 mai, un militant de Greenpeace survolait la zone aérienne interdite située au dessus de la centrale nucléaire du Bugey avec un parapente à moteur muni d’une voile à l’effigie de l’ONG écologiste. L’objectif ? Démontrer que les sites nucléaires français sont toujours vulnérables en cas d’agression externe, notamment de type chute d’avion. Selon le directeur de la dite centrale, Greenpeace aurait au contraire démontré que le dispositif de protection serait efficace. En juin 2006, Greenpeace survolait déjà la centrale nucléaire de Flamanville afin de rendre compte des insuffisances du système de sécurité prévu par EDF. Trois ans plutôt, le Réseau sortir du nucléaire publiait un document confidentiel défense d’EDF révélant qu’un EPR ne résisterait pas au crash d’un avion en ligne. De son côté, Sortir du nucléaire 73 révèle aujourd’hui dans nos colonnes qu’un scénario à la Fukushima serait possible à la centrale nucléaire du Bugey en cas de rupture de barrage.

« En cas de rupture de barrage, la centrale serait inondée »

Le site du nucléaire du Bugey se situe à quelques kilomètres du confluent de l’Ain et du Rhône, tout deux fortement aménagés au cours du XXe siècle pour en limiter les risques d’inondations. Ainsi, on retrouve en amont de la centrale huit barrages hydroélectriques sur le Rhône, cinq sur le Fier – affluent du Rhône – et cinq sur l’Ain, la plupart ayant plus de cinquante ans. « En cas de rupture de ces barrages, la centrale du Bugey serait inondée », nous certifie Elisabeth Brenière, ingénieure consultante et porte-parole de Sortir du nucléaire 73. Parmi ces barrages, celui de Vouglans, situé sur l’Ain, est la troisième retenue en France métropolitaine. Il mesure 110 m de haut et a une capacité de 605 millions de m3. Or lors d’un contrôle effectué en 2006, des faiblesses ont été relevées sur le barrage par EDF. « L’ouverture de la fissuration de pied peut se propager très à l’aval surtout si la voûte est large. C’est le cas actuellement à Vouglans et à Laouzas où des injections dans les joints par l’aval ont déjà été effectuées sans pouvoir juguler de manière définitive les fuites sous pression », dixit le rapport de contrôle.

En plus du risque lié au vieillissement de cet ouvrage mis en eau en 1968, Sortir du nucléaire 73 pointe également, citant une étude de l’école des Mines de Nancy, un risque de glissement de terrain précipitant une grande quantité de matériaux dans le lac et pouvant provoquer une catastrophe semblable à celle du barrage de Vajont en Italie en 1963 ; ainsi qu’une rupture du massif rocheux sur lequel s’appuie le barrage et une rupture provoquée par un séisme, dans cette zone classée en sismicité modérée. « S’il y a une rupture du barrage de Vouglans, les études ont évalué que la vague pourrait atteindre 13 m de haut sur l’Ain au point kilométrique 91, point le plus près de la centrale… qui serait alors sous environ cinq mètres de haut », prévient Elisabeth Brenière. EDF rétorque dans un courrier adressé aux anti-nucléaires que « le risque d’inondation a été pris en compte dès la conception de la centrale pour faire face à une crue milléniale du Rhône (…) Les dispositions prises par EDF, avec l’accord de l’administration, pour protéger le CNPE du Bugey du risque inondation sont adaptées et opérationnelles ». Ce à quoi la porte-parole de Sortir du nucléaire 73 répond : « La vague en provenance du barrage de Vouglans arriverait de l’Ain, et non du Rhône, c’est-à-dire du Nord et non du Sud-Est où est positionnée la digue. Aucune digue, ni aucune protection pour l’inondation n’existe du coté de l’Ain. ». Autrement dit, la digue construite entre la centrale et le Rhône ne serait d’aucune utilité puisqu’elle ne serait pas placée du bon côté.

« Les inondations contournent la centrale… »

Cette rupture du barrage de Vouglans est également évoquée dans le Document d’information sur les risques majeurs (DIRM) de la commune de Saint-Vulbas – « un risque extrêmement faible » – ainsi que dans le rapport d’EDF sur l’évaluation complémentaire de sûreté demandée suite à l’accident de Fukushima et mis en ligne par l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). Mais, constate Elisabeth Brenière à propos du dit document, « la cote atteinte par l’eau et la boue sur le site nucléaire n’a pas été correctement évaluée dans ce rapport. D’ailleurs, le Plan particulier d’intervention (PPI) du barrage de Vouglans fait apparaître des contradictions entre les cartes présentant les zones immergées et les tableaux de calculs des hauteurs d’onde de submersion et des altitudes immergées ». Selon EDF, « cette incohérence apparente est [dûe à des] différences de modélisation ». Plus étonnant encore, les cartes du PPI, éditées dans le DIRM de la commune de Saint-Vulbas, ne prennent en compte la vague arrivée de l’Ain que jusqu’à la route départementale 20 (RD 20) qui longe la centrale.

« Il s’agit d’une falsification évidente, les inondations contournant la centrale comme le nuage radioactif s’arrêtent aux frontières », s’insurge Elisabeth Brenière. Là encore, EDF se veut rassurant, citant les résultats de leur modélisation : « Le site ne serait pas inondé côté de la RD 20 (…)  Le calcul réalisé au titre de la sûreté nucléaire pour dimensionner les protections du CNPE du Bugey est en cohérence avec l’analyse réalisée lors de l’établissement du zonage PPI de Vouglans ». Pas de quoi convaincre Elisabeth Brenière : « Le village voisin des Gaboureaux situé à une altitude supérieure au site nucléaire serait sous les eaux tandis que l’onde de submersion s’arrêterait sagement le long de la route qui passe devant la centrale. L’altitude de cette route est pourtant de 199 m NGF, soit 2 mètres au-dessus de celle de la plate-forme de la centrale », développe-t-elle. Non satisfait des réponses apportées par EDF, les anti-nucléaires ont décidé de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) afin de pouvoir consulter ceux relatifs aux deux études différentes faites par EDF, une en tant qu’exploitant de la centrale nucléaire du Bugey et une en tant qu’exploitant du barrage hydroélectrique de Vouglans, « car les réponses d’EDF sont contradictoires en fonction des administrations ».

Mais d’ici là, qu’adviendrait-il si la centrale nucléaire du Bugey était submergée par plusieurs mètres d’eau et de boue et privée d’alimentation électrique ? « En cas d’accident, l’Etat ne prévoit de prendre en charge que les personnes se trouvant dans les zones située à 2 et 10 kilomètres de la centrale du Bugey. Or, cela ne correspond absolument pas à la réalité de la contamination prévisible si l’on prend en compte les zones de contamination de Tchernobyl et de Fukushima », répond Elisabeth Brenière. Autrement dit, la Savoie – situé à seulement 50 km de la centrale nucléaire du Bugey – et les Savoyards ne seraient pas épargnés.

Pierre-Emmanuel Desgranges
http://www.lavoixdesallobroges.org/environnement/501-la-centrale-du-bugey-menacee-par-une-rupture-de-barrage

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