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Mar 28 2013

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ARRETONS LE PROJET ICEDA ET FERMONS BUGEY !

 

Greenpeace désigne ses cinq centrales « à fermer en priorité »

« Pourquoi seulement Fessenheim? » Greenpeace a désigné jeudi quatre autres centrales nucléaires à « fermer en priorité » après avoir analysé, pour les 19 sites français, leur vulnérabilité et les conséquences économiques potentielles d’un accident.

Jeudi matin, à l’aube, une dizaine de militants de Greenpeace ont déjoué la surveillance pour projeter sur la centrale de Fessenheim deux textes grâce à de puissants projecteurs.

« Pourquoi seulement moi? » pouvait-on lire durant une dizaine de minutes sur l’un des réacteurs de Fessenheim alors que la liste des centrales jugées dangereuses était projetée sur une piscine.

« Pour tenir sa promesse François Hollande doit acter la fermeture d’au moins 20 réacteurs à horizon 2020 », souligne dans un communiqué Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace, en référence à l’engagement du président de la République de baisser la part du nucléaire de 75 à 50% d’ici 2025 dans la production d’électricité.

Quatre autres sites à fermer dont BUGEY

L’âge, l’inondation, le séisme, mais aussi les problèmes de sûreté sur les cuves, radiers, enceintes de confinement, la puissance, le combustible utilisé…le risque industriel (risques d’explosion, sites Seveso), le risque de chute d’avion, le bassin de population, les villes importantes et frontières à proximité…les vents dominants et l’éventuelle contamination…les impacts socio-économiques potentiels sur l’agriculture, la viticulture, le tourisme ou l’industrie…tous ces critères ont été examinés pour en arriver à déterminer les centrales à fermer en priorité.

Fiche d’identité de BUGEY 
http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266521/Fiche_Bugey.pdf

Centrale-nucléaire-bugey-details

« Fermer uniquement Fessenheim est une manoeuvre politique. Cela ne nous permet pas d’atteindre l’objectif présidentiel mais surtout d’autres centrales sont aussi dangereuses », ajoute-t-elle.

Greenpeace a examiné « trois séries de critères »: le niveau de sûreté des centrales (âge, puissance, nature du combustible, etc.), les risques d' »agressions externes naturelles ou non naturelles » (inondation, séisme, risque industriel, incendie, etc.) et les conséquences d’un accident (proximité d’une frontière ou d’une grande métropole, activités proches, etc.).

Pour le Blayais, l’ONG pointe par exemple les possibles impacts d’un accident sur l’activité viticole. Pour la centrale de Gravelines, l’association pointe « une concentration impressionnante de risques » avec la présence de « 22 installations classées dont 8 Seveso dans un rayon de 10 km ».

« La catastrophe de Fukushima est venue nous rappeler qu’il faut se préparer à un accident majeur même si ce n’est pas le scénario le plus probable », commente Greenpeace, qui boycotte le processus officiel du débat national sur la transition énergétique lancé en novembre par le gouvernement.

Ce débat se poursuit jusqu’à l’été et doit déboucher sur une loi de programmation à la rentrée pour définir la nouvelle politique énergétique de la France.

Source Greenpeace : http://www.greenpeace.org/france/PageFiles/266521/Fiche_Bugey.pdf

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