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Déc 05 2012

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Communiqué de presse CRIIRAD : Fukushima

Fukushima : des centaines de milliers de personnes vivent toujours sur des territoires fortement contaminés

Conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi Au Japon, l’irradiation externe entraîne toujours des risques sanitaires inacceptables pour
des centaines de milliers de citoyens

1 / Beaucoup de gens vivent toujours sur des territoires très contaminés
Durant les premières semaines après le 11 mars 2011, les dépôts radioactifs de césium ont été de grande ampleur au Japon.

Seule la population vivant dans le cercle de 20 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi a été évacuée durant les premiers jours de la catastrophe; mais les retombées ont affecté un très vaste territoire, bien au delà de la zone de 20 km et des limites de la préfecture de Fukushima. En fonction
des conditions météorologiques, les masses d’air contaminé se sont déplacées sur des centaines de kilomètres et les précipitations (pluie et neige) ont aggravé le dépôt des particules radioactives sur les sols et la végétation.

Les dépôts de césium 134 et 137 sont à l’origine d’une contamination durable. En se désintégrant, les atomes de césium émettent des radiations très pénétrantes qui peuvent parcourir plus de 60 mètres dans l’air. C’est ainsi que les Américains ont pu réaliser des cartes des retombées en utilisant des
sondes héliportées. Ces radiations peuvent traverser les murs et les fenêtres et irradier les gens même lorsqu’ils sont à l’intérieur. Cette irradiation va décroître très lentement du fait des périodes physiques relativement longues du césium 137 et 134 (respectivement 30 ans et 2 ans). La radioactivité du
césium 137 sera divisée par 2 en 30 ans. On peut calculer qu’au bout de 12 mois, la radioactivité du césium 134 baisse de 30 % et celle du césium 137 de 3%. La diminution globale du débit de dose ambiant est alors de l’ordre de 22 %. La contamination persistante des sols continuera à produire – et
pendant longtemps – des radiations gamma qui irradient les populations sur de vastes territoires.

D’après les cartes officielles publiées par le MEXT1, les dépôts de césium 137 dépassent 30 000 Bq/m2 sur une grande partie des préfectures de Fukushima, Tochigi et Gunma et également des portions des préfectures de Miyagi, Ibaraki et Chiba. Le 22 avril 2011, les autorités japonaises ont décidé d’organiser des évacuations complémentaires sur des “Zones d’Evacuation planifiée” : des territoires situés au delà de la zone interdite de 20 km mais où la dose imputable à la contamination persistante des sols pouvait entraîner une exposition supérieure à 20 milliSieverts par an. Cela correspond à des risques de cancer 20 fois supérieurs au niveau jugé habituellement « acceptable ». C’est d’autant plus choquant que les habitants de ces territoires ont déjà subi des doses très importantes (voir Annexe 2).

Communiqué de presse complet CRIIRAD du 5/12/201 : http://www.criirad.org/actualites/dossier2012/fukushima/12-11-05CRIIRADF.pdf

Dossier spécial CRIIRAD : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html

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