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Sep 30 2017

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LYON, 30 septembre 2017

COMMUNIQUE DE PRESSE POUR ACTION ANTI-NUCLEAIRE DU 30 SEPTEMBRE 2017

 

Alors que tout le monde sait désormais que l’EPR de Flamanville est équipé d’une cuve reconnue défaillante (conséquences du scandale des forges du Creusot), l’Autorité de Sûreté Nucléaire veut autoriser la mise en route de cette installation qui va mettre en danger les travailleurs et la population, et ce, bien au-delà de la Normandie.

 

A Lyon, comme dans le reste de la France, les organisations anti-nucléaires, s’opposent à cette future mise en service et contestent avec force cette décision. En effet, la responsabilité de l’ASN dans ce dossier n’est pas anodine, car c’est bien cette agence qui va donner son « feu vert » à Edf, alors même qu’elle reconnait la fragilité de la cuve, à commencer par son couvercle.

QUESTION : comment cette autorité peut-elle « délivrer une autorisation » de fonctionner à une installation qu’elle considère comme non-fiable ? la situation est inédite. Il y va de la santé et de la vie de centaines de milliers de personnes. On peut s’interroger sur les raisons qui poussent les responsables de cette autorité à ne pas être en accord avec leurs propres conclusions ? …

 

En lien avec la manifestation qui a lieu aujourd’hui même à Saint-Lô, nous sommes aujourd’hui à Lyon afin de redire avec force qu’il ne faut pas mettre en route cette centrale de Flamanville, présentée comme le fleuron de l’industrie électronucléaire qui s’avère d’ores et déjà une véritable gabegie financière, en explosant le budget initialement prévu. Après avoir été multiplié par 3, il en est à 10, 5 milliards d’euros il est plus que temps d’arrêter les frais. N’ajoutons pas la catastrophe à la gabegie !

 

Localement, l’actualité est aussi très inquiétante, car cet été l’Asn a également autorisé la remise en service de la tranche 5 de Bugey, qui était à l’arrêt depuis quasiment deux ans pour de gros problèmes d’étanchéité au niveau de son enceinte de confinement. Cette même ASN permet donc la reprise d’activité d’un réacteur qui aurait très bien pu -et qui aurait même dû- rester à l’arrêt, car son « non-fonctionnement » n’a en rien impacté la consommation des habitants de la région Rhône-Alpes. Bien au contraire.

 

La plupart des personnes n’étaient même pas « au courant » de son arrêt provisoire. Alors pourquoi remettre en service une tranche qui aurait pu être arrêtée, pour la sécurité de tous ?

 

Aussi, nous demandons l’arrêt définitif de cette tranche 5, au même titre que nous réclamons l’arrêt de la tranche 3 impactée par de graves malfaçons au niveau d’une centaine de composants (93 pièces précisément selon l’ASN) et de la tranche dont les générateurs de vapeur sont concernés par des irrégularités au niveau de leur acier (trop fort taux de carbone les fragilisant en cas de choc thermique). Cette usine arrive vraiment en « fin de course » et constitue de fait un danger croissant pour toute la région.

 

L’installation va avoir 40 ans l’an prochain alors qu’elle a été conçue pour fonctionner durant 25 à 30 ans maximum. Depuis plusieurs mois, Edf n’a de cesse d’injecter des sommes colossales pour tenter de colmater, de réparer, et même de changer des pièces défectueuses, sachant que certains éléments essentiels ne peuvent être remplacées, comme la cuve. 

 

Nous réitérons nos doléances en répétant avec force qu’il est plus que temps d’arrêter cette centrale nucléaire du Bugey, au même titre que le chantier de l’EPR avant l’accident grave. Après il sera trop tard…Mais il est encore temps d’agir, c’est une question de courage et de responsabilité politiques. 

 

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Communiqué de presse des organisations suivantes :

Rhône-Alpes sans Nucléaire ; Sortir du Nucléaire 38 ; ACTINUKE ;  SDN Bugey

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