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Ma Zone Controlée…va mal !

Site Internet dédié aux conditions de vie professionnelle des sous traitants du nucléaire

Il faut soutenir les copains qui travaillent dans des conditions extrèmes sans aucune reconnaissance… Soyons solidaires !

http://www.ma-zone-controlee.com/

Vous trouverez ici des articles, dossiers, vidéos en lien avec les conditions de travail de ceux qui travaillent et qui se tuent à petit feux pour produire et maintenir la fée électricité nucléaire, cette énergie d’un autre siècle…

Qui sont-ils ?

Nous sommes un groupe de salariés militants sous-traitants de l’industrie nucléaire française.
Nous participons à la maintenance, à la production, à la distribution, aux traitements et conditionnement de ces déchets, à l’enrichissement et/ou recherche. Certains d’entre nous, sont, ou pas adhérents, dans divers syndicats nationaux .


Démantèlement : Quand la sûreté prime sur la rapidité

« Démanteler, c’est transformer une installation nucléaire en déchets », schématise Florence Gauthier, experte en sûreté des réacteurs en cours de démantèlement à l’IRSN. En France, ces opérations longues et complexes progressent. Six sites comprenant des réacteurs d’EDF sont en cours de déconstruction. L’exploitant estime la fin des chantiers en 2036.

Un démantèlement exige des années de travail. Les installations à déconstruire sont nombreuses, les volumes de déchets à trier et à orienter vers les bonnes filières importants, certaines étapes laborieuses et complexes du fait de la présence de radioactivité, les difficultés techniques souvent spécifiques à chaque site et les mesures de sûreté et de radioprotection drastiques. Aussi, la déconstruction s’opère-t-elle en séquences successives, de démontage des différents équipements, de découpage de matériels, de tri, conditionnement et évacuation des déchets…

Facteurs humains. Les intervenants étant nombreux et la sous-traitance courante, un travail de coordination et de surveillance des opérations s’impose.

Derrière tout projet de démantèlement, il y a des expertises techniques, mais également des hommes et des femmes et des schémas d’organisation, qui vont eux aussi contribuer à la sûreté des opérations. « Ces facteurs organisationnels et humains, dits FOH, sont importants dans un contexte où la sous-traitance est quasi systématique, avec un nombre élevé d’intervenants », souligne Lise Menuet, spécialisée dans la gestion de ces risques à l’IRSN….

http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Installations_nucleaires/demantelement/demantelement-surete/Pages/1-Demantelement-quand-surete-prime-sur-rapidite.aspx?dId=bbfc5393-897b-4b97-a338-7ff3c737f952&dwId=22a86ce8-e819-40a3-8741-a4081b9f69b7

Une pensée à tous les salariés qui interviennent à Cadarache , Marcoule et autres, sur des chantiers de démantèlement.

 


Bon pied , bon oeil on 1 novembre 2012 at 8 h 51 min

Accident à la centrale nucléaire de Flamanville : des témoignages qui font froid dans le dos. Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe

Fédération Anti-nucléaire Bretagne

Le 25 Octobre 2012 l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) nous informe d’un banal “incident” sans gravité dit de niveau 1 à la centrale nucléaire de Flamanville. Cet accident nucléaire a provoqué une fuite radioactive d’au moins 42 000 litres d’eau radioactive sur le circuit primaire, partie hautement sensible du réacteur, qui peut s’emballer en cas de fuite et donc de refroidissement insuffisant…

Voici le témoignage de l’un d’entre eux :

« Je travaillais de nuit, une nuit comme on ne les aime pas quand on bosse !
3 collègues ont failli mourir par négligence !
On nous fait faire de plus en plus n’importe quoi, pour une chose, le profit !
On nous a demandé de remplir un tronçon du circuit primaire qui avait eu une panne après un arrêt de tranche catastrophique !
Le problème c’est qu’on nous l’a demandé à 155b et 300 degrés !
Résultat : 3 mecs au médical et un repli de tranche en phase accidentelle !
Un vrai miracle, les 3 collègues ont pu après une visite au médical, reprendre le boulot et stopper la fuite. Résultat : un bâtiment réacteur légèrement contaminé et encore une prolongation d’arrêt ! (…) »

Un autre témoignage tout aussi effrayant nous a été donné par un ancien intervenant à la centrale de St Laurent des Eaux où a eu lieu deux débuts de fusion du cœur du réacteur en 1969 et 1980.

« J’ai connu cela un jour à St Laurent, les opérateurs et les cadres présents en salle de commande étaient « blancs comme des cierges de Paques », car sur les 4 boucles refroidissant le réacteur (turbo-soufflante), 3 étaient tombées en rideau et on était tous suspendus au fonctionnement de cette dernière turbo-soufflante.
Sans réel secours en cas de panne totale du soufflage. Dernière turbo-soufflante qui a donné des signes de faiblesse pendant 1 ou 2 minutes.

J’étais trop jeune pour prendre la mesure de ce qu’il se passait mais je pense que rétrospectivement, certains ont dû prier en salle de commande ce jour là. »…

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/accident-a-la-centrale-nucleaire-125058


Qualité de vie au travail (2) : état des lieux préoccupant

Le constat est alarmant : l’accumulation et la répétition des projets de changement dans les entreprises provoquent le désengagement des salariés. Le malaise s’installe chez les jeunes, les seniors, l’encadrement. Les risques psychosociaux se généralisent….

Risques psychosociaux

Le stress et la sous-motivation augmentent fortement dans les entreprises. Des dispositifs de détection des personnes en mal-être sont mis en place dans de nombreuses entreprises, mais l’analyse des causes racines et leur traitement sont peu répandus. Ils nécessitent en effet une remise en cause du chef d’entreprise, du management, et de l’organisation mise en place.

Parmi les causes les plus répandues, on peut citer : le déficit de sens, la complexification des organisations, l’individualisation forcenée (évaluation, rémunération), l’association insuffisante de la base aux projets de réorganisation de l’entreprise.

http://lecercle.lesechos.fr/entreprises-marches/management/rh/221170732/qualite-vie-travail-2-etat-lieux-preoccupant


Cancers professionnels, une réalité sous-estimée

En matière de cancers professionnels, le cas de l’amiante est un peu l’arbre qui cache la forêt. Telle est la conviction d’Annie Thébaud-Mony, directeur de recherche honoraire à l’Inserm, présidente de l’association Henri Pézerat.


Ne voyez pas cette vidéo comme propagande pro nucléaire mais plutôt comme un recueil de témoignage de salariés qui ont peur d’aller au travail !!


R.A.S NUCLEAIRE

 

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