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Commémoration Fukushima : c’était il y a 15 ans…

« ACCIDENT NUCLÉAIRE DE FUKUSHIMA : 15 ANS DÉJÀ »

Sortir Du Nucléaire Bugey a mené une action ce samedi matin 7 mars, sur le Rond-point de l’Aviation à Ambérieu, dans le cadre des 15 ans de la catastrophe de Fukushima.

Il y a 15 ans, le 11 mars 2011, suite à un terrible tsunami, survenait la catastrophe nucléaire de Fukushima. Des milliers de personnes ont dû évacuer la zone concernée du fait de la pollution radioactive sans précédent dans les airs, dans l’eau et sur la terre.

Depuis, en dépit du travail gigantesque et très dangereux réalisé pour tenter de contenir la radioactivité (et les risques de « sur-accident »), tout a été fait par les autorités pour minimiser la gravité de la catastrophe. Et donner ainsi l’illusion à la population et au reste du monde, d’un retour rapide à la « normale ». On a même fait revenir sur place des personnes évacuées, en modifiant les seuils de dangerosité à la hausse – de manière à justifier ce retour.

Une catastrophe nucléaire s’inscrit dans le temps long.

Quinze ans plus tard, la menace et le danger sont toujours là. Le problème n’est pas « réglé ». Le sera-t-il d’ailleurs un jour ?… Quand survient l’impensable, ce sont des milliers de personnes qui, du jour au lendemain, perdent tout. Elles sont déplacées très loin de chez elles. Et une région entière est dévastée et sacrifiée. Sans oublier la hausse des cancers et autres maladies.

À Bugey, où est située la désormais plus vieille centrale de France, il est question de construire deux nouveaux réacteurs, de type EPR2. Certes, nous n’avons pas de risque de tsunami sur le site du Bugey. Mais rien ne nous prémunit vis-à-vis d’autres menaces extérieures comme une possible rupture du barrage de Vouglans (inondant alors le site) ou un crash d’avion (nous sommes dans le couloir aérien proche de l’aéroport de St-Exupéry) ou même d’un acte terroriste. Sans omettre tous les risques inhérents au fonctionnement d’une centrale nucléaire – risques qui sont nombreux…

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Des EPR2 au Bugey

En novembre 2018, le directeur du site nucléaire du Bugey n’a pas voulu dire pour quel projet EDF prospectait pour acheter 336 ha à proximité du site actuel.
Il le savait très probablement car en décembre 2019, le Conseil Départemental de l’Ain et la Communauté de Communes de la Plaine de l’Ain ont pris un vœu pour la candidature du site du Bugey pour l’accueil d’une paire d’EPR2.
La commune de Loyettes a pris un vœu similaire le 5 mars 2020.

Sommaire (permet, d’un clic, de se rendre directement sur le chapitre voulu) :
   Urbanisme
   • Les EPR2 au Bugey
   • Le site désiré par EDF
   • Le refroidissement des EPR2
   • Modélisations des futurs EPR2
   • Réacteurs EPR2 : peu de carbone mais des pollutions et des déchets

Urbanisme

Le syndicat BUCOPA qui gère le Schéma de COhérence Territorial (SCOT) de 4 communautés de communes de l’est lyonnais, dont celle de la Plaine de l’Ain, prépare le venue des EPR2 en modifiant le SCOT en cours pour transformer les terres agricoles proches du site nucléaire actuel en zone aménageable :

  • Conseil syndical du 26 janvier 2021 : délibération pour le recrutement d’un bureau d’études pour une mission d’accompagnement dans le choix de la procédure d’évolution du SCOT éventuellement nécessaire à l’extension de l’emprise foncière du CNPE du Bugey dans le cadre de ses projets de développement ;
  • Conseil syndical du 16 mars 2021 : séance exclusivement consacrée aux projets d’EDF sur le site du CNPE Bugey avec un exposé d’EDF sur le projet d’EPR2 ;
  • Conseil syndical du 22 juin 2021 :
    – décision de lancer une procédure de modification n°1 de son SCOT,
    – définition des modalités de concertation publique ;
  • Concertation publique du 26 novembre 2021 au 26 février 2022 ;
  • Enquête publique du 20 septembre 2022 au 22 octobre 2022 ;
  • Approbation de la modification n°1, le 6 février 2023.

Remarque 1 : La présentation d’EDF n’est pas jointe au compte-rendu du conseil syndical du 16 mars 2021.
Sortir Du Nucléaire Bugey la réclame, mais ne l’obtient pas.
Au final, la Commission d’Accès aux Documents Administratifs est saisie et donne un avis favorable à la demande, mais ni le BUCOPA, ni EDF ne la communiquent. Le secret règne !

Remarque 2 : Sortir Du Nucléaire Bugey a demandé au Tribunal Administratif de Lyon l’annulation de la délibération du 6 février 2023 approuvant la modification du SCOT. Procédure en cours… Septembre 2025 : l’association est dans l’attente de la date d’audience.

Parallèlement à cette modification du SCOT, la commune de Loyettes a lancé la révision de son PLU par délibération du 9 décembre 2021.
Une enquête publique a eu lieu du 18 mars 2024 au 18 avril 2024.
Le PLU révisé a été acté par la délibération du 19 septembre 2024.

Remarque 3 : Sortir Du Nucléaire Bugey a demandé au Tribunal Administratif de Lyon l’annulation de la délibération du 19 septembre 2024 approuvant la révision du PLU. Procédure en cours (Septembre 2025).

Les EPR2 au Bugey

La confirmation du choix du site de Bugey pour la 3ème paire d’EPR2 plutôt que celui de Tricastin a été faite lors du Conseil de politique nucléaire réuni à l’Élysée le 19 juillet 2023.
Pour la majorité des élus locaux et le milieu économique ce fut une grande joie centrée uniquement sur les retombées économiques et l’emploi.

Du côté de l’emploi, ce ne sera que très passager puisqu’il est attendu 7 900 emplois au maximum et pendant un à deux ans seulement.
En plus, ce chantier aura lieu dans une région avec peu de chômage et où les entreprises ont déjà des difficultés pour recruter.
À 3 km du site nucléaire du Bugey, il y a le Parc Industriel de la Plaine de l’Ain (PIPA) qui accueille, fin 2024, 193 entreprises et un peu plus de 7 800 emplois.

Ce chantier ne bénéficiera que peu à l’emploi local.
Pour plus de 70 %, il fera surtout appel à des travailleurs grands déplacés et à une main d’œuvre étrangère.

Le site désiré par EDF

Le site désiré par EDF est beaucoup plus vaste que les 150 hectares prévus au SCOT BUCOPA puisqu’à ces 150 hectares EDF ajoute 70 hectares qu’elle possède déjà sur la commune de Saint-Vulbas.
Ce sont donc 220 hectares de zones naturelles, de terres agricoles et de carrières (qui devaient être réaménagées en terres agricoles et espaces naturels) qui vont être détruits.

À ces 220 hectares, vont s’ajouter environ 150 hectares pour des projets connexes :

  • des logements temporaires et pérennes ;
  • des campings (mobile homes, camping-cars,…)
  • des hôtels et résidences hôtelières ;
  • des gîtes mobilisés (impact négatif sur le tourisme) ;
  • des parkings déportés ;
  • des infrastructures nouvelles ou des aménagements des infrastructures existantes (ronds-points, élargissements, …) dont un pont sur le Rhône, un échangeur supplémentaire sur l’autoroute (entre Leyment et Ambérieu), …
  • des zones d’activités pour les entreprises intervenant sur le chantier des EPR ;
  • des services publics ;

  

Si certains ne voient que des effets bénéfiques à ce projet, la réalité sera toute autre avec de nombreux effets connexes :

  • artificialisation des sols et diminution des terres agricoles avec fragilisation des exploitations agricoles ;
  • suppression de zones naturelles et appauvrissement de la biodiversité ;
  • augmentation du trafic routier (employés, marchandises, déblais de chantier, …) ;
  • déstabilisation du marché de l’emploi ;
  • augmentation des loyers et des coûts de l’immobilier local (rayon de 30 km au moins) ;
  • augmentation des coûts de restauration, etc.

  

Le refroidissement des EPR2

Les sites prévus pour recevoir les deux premières paires d’EPR2 sont en bord de mer à Penly et Gravelines.
Celui du Bugey sera refroidi par les eaux de fleuve Rhône et il faudra construire en plus des réacteurs des tours de refroidissement pour limiter les rejets d’eau chaude au fleuve.
Sur l’année, si les réacteurs fonctionnent à pleine puissance, il sera prélevé au Rhône environ 315 millions de mètres cubes, dont 252 millions seront restitués légèrement réchauffés et chargés d’effluents radioactifs et chimiques.
Les tours de refroidissement consommeront environ 63 millions de mètres cubes qui partiront sous forme de vapeur d’eau dans l’atmosphère.

Cette consommation très importante d’eau de 63 millions de mètres cubes est à comparer avec la consommation d’eau potable de la Métropole lyonnaise : 77 millions de mètres cubes en 2022, dont 95 % prélevés 20 km en aval du site du Bugey dans la nappe du Rhône.

Avec un fleuve qui va avoir de moins en moins de débit suite au réchauffement climatique, l’eau va devenir une ressource rare et il va y avoir des conflits d’usages entre les besoins d’eau potable, ceux d’arrosage des terres agricoles et ceux des entreprises et des loisirs.
Dans ce contexte, ces EPR2 au Bugey ne sont pas les bienvenus.

Par ailleurs, le débit du Rhône au niveau du site du Bugey, est très dépendant de ce que les suisses laisseront s’écouler du lac Léman, lorsque le fleuve sera en étiage critique.

Pour les tours de refroidissement, il s’agirait pour chaque réacteur d’une tour de 205 m de haut, à comparer aux tours existantes qui ne font que 127 m de haut.
L’impact paysager va être énorme. Une variante est proposée pour le réduire un peu, mais avec deux tours de 161 m de haut pour chaque réacteur.

 

Modélisations des futurs EPR2 au Bugey

L’association Sortir Du Nucléaire Bugey a réalisé des modélisations en trois dimensions des futurs EPR2 prévus au Bugey.

Vue depuis le rond-point à la sortie de Loyettes (01) direction Saint-Vulbas (01) :

  

Vue depuis le rond-point de Vernas (38) :

Vue depuis le site archéologique de Larina qui domine de 200 m le cours du Rhône :

Remarque :
Ces modélisations sont présentées en vue réelle telle que les humains percevront ces futurs réacteurs EPR2.
Elles sont aussi faites à hauteur du sol.
Dans son dossier pour le débat public, EDF ne présente que des vues aériennes avec un grand angle, ce qui minimise l’impact paysager du projet et atténue notablement la grandeur des tours de refroidissement.

 

Réacteurs EPR2 : peu de carbone mais des pollutions et des déchets

S’il est vrai que les réacteurs nucléaires ne contribuent que peu aux émissions de gaz carbonique, il ne sont pas pour autant sans impacts importants sur l’environnement.

Comme toute centrale nucléaire les deux EPR2, en fonctionnement normal, rejetteront régulièrement des éléments radioactifs liquides et gazeux et des produits chimiques. Ces rejets polluants seront autorisés dans la limite de la réglementation, mais ils resteront une pollution de l’environnement.

Leurs stations de pompage dans le Rhône provoqueront aussi la mort de plusieurs milliers de petits poissons juvéniles et autres faune aquatique, comme les réacteurs actuels (11 520 poissons juvéniles tués entre le 22 avril 2014 et le 22 septembre 2014 pour les réacteurs Bugey 2 et 3).

Ces réacteurs nucléaires seront aussi à l’origine de pollutions accidentelles (rejets plus importants que ceux autorisés) et ils vont produire de nombreux déchets radioactifs à faible activité, moyenne activité et haute activité, ces derniers n’ayant pas encore de solution pour leur stockage définitif pendant des milliers d’années.

Il y aura aussi des risques lors du transport de ces déchets.

Transport de combustibles usés irradiés en gare d’Ambérieu en Bugey © SDN Bugey

Comme tous les réacteurs nucléaires, ces EPR2 auront des incidents plus ou moins graves.
Une cascade d’incidents pourrait mal tourner et provoquer un accident grave avec libération de radioactivité dans l’environnement.
D’autres accidents sont possibles pour causes internes ou externes :
   • rupture de barrages (Vouglans, Génissiat,…) ;
   • inondation catastrophique ;
   • très gros tremblement de terre ;
   • terrorisme, guerre…

Une particularité du site nucléaire du Bugey est sa proximité de l’aéroport international de Lyon Saint-Exupéry et de l’aéroport d’affaire de Lyon Bron.
Chaque jour, le site est survolé à basse altitude (1 000 à 2 000 m) par de très gros avions commerciaux en phase d’atterrissage ou de décollage de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry.
Bien que plus solide que celle des réacteurs actuels, la coque de protection des EPR2 ne résisterait probablement pas à la chute d’un de ces très gros avions.

Survol à 1 214 m du site du Bugey par un Airbus A319

Un accident type Tchernobyl ou Fukushima au Bugey serait catastrophique pour la France.
Le site est à 30 km du centre de Lyon et des millions d’habitants de l’Ain, de l’Isère et de la métropole lyonnaise devraient être évacués définitivement.
Les axes de transit (voies ferrées, autoroutes, …) entre le nord et le sud seraient coupés.

Simulation d’un accident grave sur un des réacteurs actuels du Bugey

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« Pas de Black-out » : la boule de cristal d’une préfète bien optimiste !

 

Bien optimiste effectivement la préfète : alors que quasiment la moitié du parc nucléaire est hors-service, difficile d’imaginer qu’en cas de rigueur hivernale s’abattant sur l’Europe, des imports d’électricité seront suffisants pour permettre de subvenir aux carences électriques de la France.

Ou alors, ça veut dire qu’on n’a pas besoin de 58 réacteurs nucléaires en France !

Et qu’entend-on par black-out ? Si la moitié de la France est impactée par une rupture d’alimentation électrique, on ne serait pas loin d’un black-out pour les Français concernés…

Espérons toutefois que Monsieur Climat soit clément sur l’Europe pour cet hiver !

Car quoi qu’en disent les boules de cristal d’Emmanuel Macron, personne n’est en mesure de prévoir la rigueur de l’hiver qui arrive à grands pas, et peut-être à grands froids, tout comme l’été exceptionnellement chaud que nous avons été bien contraints de subir.

Si seulement on avait décidé d’investir les milliards d’euros misés sur un nucléaire particulièrement défaillant, sur les énergies renouvelables et sur une politique axée sur la sobriété énergétique (en particulier sur l’isolation des logements et bâtiments « passoires » thermiques…

Mais nos élus ne semblent pas avoir compris la situation puisqu’Emmanuel Macron, soutenu par de nombreux responsables politiques, en remet une couche avec sa décision d’engager des investissements faramineux sur de nouveaux réacteurs nucléaires EPR.

En plus de multiplier les risques d’accidents nucléaires gravissimes pour la population et sur l’avenir de nos contrées, ils ne seront « efficients » (si l’on peut dire) que dans 35 ans au plus tôt : bien trop tard pour limiter l’impact sur le climat !
Au contraire, ces décisions vont de plus aggraver les conséquences sur le climat car construire de nouveaux monstres de béton et d’acier, et extraire de l’uranium du ventre de la terre, c’est extraire de l’énergie fossile, ce que tout le monde s’accorde à dire qu’il faut absolument abandonner.

 

 

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Réacteurs EPR nouveaux modèles

Tirant les leçons des difficultés rencontrées pour la construction des réacteurs EPR Olkiluoto 3 et Flamanville 3, et s’appuyant sur le bon fonctionnement des deux réacteurs chinois, EDF propose à l’ASN et aux autorités administratives un nouvel EPR, le réacteur EPR NM (Nouveau Modèle).
Cette nouvelle configuration technique est appelée EPR 2.

Il s’agit d’un projet de réacteur nucléaire à eau sous pression en cours de développement par les entreprises EDF et Framatome qui répond aux objectifs généraux de sûreté des réacteurs de troisième génération et a pour objectif d’intégrer le retour d’expérience de conception, de construction et de mise en service des premiers réacteurs EPR ainsi que le retour d’expérience des réacteurs fonctionnant actuellement.

Par rapport aux premiers réacteurs EPR, pour cet EPR 2, la conception de l’installation est simplifiée (par exemple la double enceinte de confinement sera remplacée une coque béton classique) afin d’améliorer sa constructibilité, sécuriser ainsi le planning de réalisation et faciliter l’exploitation du réacteur en toute sûreté.

L’objectif est d’abaisser l’estimation du coût de l’électricité produite à 70 €/MWh, à la fin de la décennie 2020.

Le 16 juillet 2019, après avoir étudié le dossier avec ses appuis (IRSN, …) et recueilli l’avis du groupe permanent d’experts pour les réacteurs (GPR) ainsi que les résultats de la consultation du public, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) a rendu son avis sur les options de sûreté de ce projet et de son évolution EPR 2 :
« L’ASN considère que les objectifs généraux de sûreté, le référentiel de sûreté et les principales options de conception sont globalement satisfaisants ».

Tout n’est pas aussi parfait lorsqu’on lit en détail cet avis.

Pour la démarche «d’exclusion de rupture» pour les tuyauteries primaires principales et les tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur des circuits secondaires principaux, souhaitée par EDF, l’ASN considère « qu’EDF doit définir les modalités pour démontrer l’atteinte de l’objectif de haute qualité de conception, de fabrication et de suivi en service et de la haute confiance dans cette qualité. »

Le dossier sur les agressions apparaît comme trop succinct et EDF devra réécrire les parties consacrées à la prévention des incendies, des explosions ou des émissions de projectiles.
La non prise en compte de la chute d’un avion militaire ou commerciale sur le réacteur pose aussi question.
Des interrogations aussi pour le système de refroidissement d’urgence du réacteur et son étanchéité absolue. L’instrumentation de mesure du cœur du réacteur semble aussi insuffisante.
L’ASN aimerait voir revenir le système d’aspersion de l’enceinte de confinement pour limiter la pression et la température à l’intérieur de l’enceinte de confinement en situation accidentelle.

Pour lire le projet d’avis de l’ASN sur les options de sûreté pour les EPR2, c’est ICI (13/05/2019)

Pour lire le projet d’avis de l’IRSN sur les options de sûreté pour les EPR2, c’est ICI (18/07/2019)

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Tricheries et obstructions

Les tricheries d’EDF et de l’ASN sur les risques du projet, les obstructions à toute demande d’éclaircissements des opposants

 

Le site nucléaire du Bugey est soumis à divers risques internes et externes.

 

1 – Risque d’inondation en cas de rupture du barrage de Vouglans

La carte du document d’information sur les risques majeurs (DIRM) est visiblement falsifiée pour exclure le site nucléaire du Bugey de la zone inondée en cas de rupture du barrage de Vouglans (Jura).

Un appel téléphonique à la Préfecture, qui a réalisé la carte, nous apprend que le document n’est pas accessible au public car EDF le considère comme soumis au secret-défense.

EDF répond à un courrier sur ce point en disant que le site n’est pas inondable, mais refuse de nous donner le rapport de l’étude.

À la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA), qui a été saisie de cette affaire, EDF répond en invoquant à nouveau le secret-défense. La CADA refuse cette explication et exige d’EDF qu’elle fournisse l’étude.

EDF fournit alors une étude de 2001, appuyée sur des simulations faites en 1974 et complètement périmées. Nous apprenons en effet que d’autres simulations ont été faites depuis et qu’une nouvelle simulation est en cours.

Dans le dossier d’enquête publique, pour le deuxième permis de construire d’ICEDA, EDF fournit l’étude de 2001, basée sur les simulations de 1974, qui ne respecte pas le guide de l’ASN publié en 2013 sur la prise en compte des risques d’inondation.

Une demande d’information à l’ASN ne donne aucun résultat. Celle-ci prétend qu’elle ne peut pas nous informer.du fait d’une procédure judiciaire en cours.

 

2 – Risque d’inondation par remontée de nappe

Le site d’implantation de l’ICEDA se trouve sur une zone classée par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) comme soumise aux remontées de nappe.

EDF ne fait aucune mention de ce risque dans le dossier de demande de création.

Par contre la fosse creusée dans la nappe, pour recevoir les déchets radioactifs et recueillir les effluents liquides radioactifs, est effacée des plans du deuxième permis de construire.

 

3 – Risque sismique et problèmes de portance du sol

EDF avait triché à l’origine de la construction de la centrale en supprimant de la liste des séismes historiques celui qui était le plus pénalisant pour le site. Des anti-nucléaires l’avaient remarqué et l’ASN avait dû obliger EDF à corriger l’étude et renforcer la protection au séisme de ces réacteurs. Ce qui fut fait entre 2010 et 2013.

Pour ICEDA, l’ASN a exigé un renforcement des fondations du fait à la fois de l’instabilité du sol, mais également du risque sismique.

Une recherche sur la portance du sol a été entreprise par des centres de recherche universitaires, mais son calendrier ne satisfaisait pas les impératifs de délais de mise en service.

EDF préféra alors dimensionner empiriquement les fondations, sans aucun retour d’expérience, et l’ASN valida…

Quant à l’étude sismique elle a été amputée de son volet le plus pénalisant : les effets de site .L’effet de site est le terme utilisé pour décrire l’amplification du mouvement sismique induite par les couches géologiques superficielles.

Dans les rapports des centres de recherche universitaires de nombreuses questions sont soulevées, mais à chaque fois, EDF prétend avoir résolu la question et l’ASN valide, sans que le public n’ait accès ni aux informations sur les solutions proposées, ni à leurs justifications.

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Quels risques ?

Le site nucléaire du Bugey est un site à haut risque !

Au-delà des conséquences inhérentes :

– au fonctionnement des réacteurs nucléaires,
– à l’approvisonnement et au traitement des déchets nucléaires dans le centre ICEDA,
– au stockage de combustible neuf destiné aux réacteurs du parc nucléaire français,

le site nucléaire du Bugey est soumis à la menace permanente :

  • du Barrage de Vouglans : en cas de rupture, le site risque fort d’être en partie submergé
  • des avions utilisant l’aéroport Saint-Exupéry de Lyon qui n’est qu’à quelques dizaines de km

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2018- enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité nucléaire

La coordination STOP-BUGEY écrit au Président et à la Rapporteure de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires françaises pour expliquer les risques engendrés par ce site nucléaire et demander l’arrêt des réacteurs.

 

Télécharger la lettre

Télécharger l’annexe 1 : état du site nucléaire du Bugey

Télécharger l’annexe 2 : extraits de presse, documents EDF et thèse de Cyril Foasso sur l’histoire de la sûreté nucléaire en France

Télécharger l’annexe 3 : radier et enceinte de confinement

Télécharger l’annexe 4 : risques sismiques et d’inondation par rupture de barrage

Télécharger l’annexe 5 : note de lecture des lettres de suite d’inspection de l’ASN pour l’année 2017.  Auteur : Joêl GUERRY

Télécharger l’annexe 6 : recommandations émises par le CHSCT pour les installations nucléaires du site du Bugey

Télécharger l’annexe 7 : irrégularités concernant le réacteur Bugey 3

Télécharger l’annexe 8 : exemples de corps étrangers oubliés

Télécharger l’annexe 9 : risques de chutes d’avion

Télécharger l’annexe 10 : usines classées « Seveso » à proximité du site du Bugey

L’annexe 11 n’est pas téléchargeable : risques d’actes terroristes

Télécharger l’annexe 12 : site nucléaire du Bugey : la non-transparence d’EDF

 

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Lettre ouverte au Ministre et au CA d’EDF

Lettre ouverte à Monsieur le ministre de la Transition écologique et solidaire

et au Conseil d’Administration d’Électricité De France

Janvier 2018,

Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs,

Habitant à proximité du site nucléaire du Bugey, nous sommes menacé-e-s par un accident nucléaire majeur qui occasionnerait de graves retombées radioactives, avec des conséquences sanitaires et létales, et des répercussions  économiques et sociales désastreuses. L’état dégradé des installations vieillissantes, les risques propres à l’environnement du site, les risques d’erreurs humaines ou les risques grandissants d’attaque terroriste renforcent la probabilité d’un tel accident.

La mise à l’arrêt dans les plus brefs délais des réacteurs du Bugey est donc indispensable pour des raisons de sûreté. Cela peut se faire sans entraîner aucune pénurie d’électricité ni aucune crise économique ou sociale.

Nous ne voulons pas être évacué-e-s ou obligé-e-s de vivre dans un environnement contaminé par la radioactivité qui nous condamnerait à mourir d’un cancer, d’une leucémie ou autre maladie provoquée par les rayonnements.

Un accident de type Fukushima ou Tchernobyl est tout à fait possible (selon Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, « un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part »).

Un tel accident sur le site nucléaire du Bugey serait un véritable désastre pour la région, et même au-delà, compte tenu :

– du grand nombre d’habitants (plus de 1,3 millions à moins de 30 km et plus de 4,4 millions à moins de 80 km) et de l’évidente impossibilité d’évacuer les villes situées aux alentours : Lyon à 35 km, Chambéry à 50 km, Genève à 70 km, Saint-Étienne et Grenoble à 80 km, …

– de la présence en aval du site des principales ressources en eau potable de l’agglomération lyonnaise et des risques de contamination du Rhône avec rejet dans une mer fermée ;

– des nombreuses liaisons routières, autoroutières et ferroviaires qui sont les principaux axes français et européens d’échanges nord – sud ;

– de l’importante activité économique à proximité immédiate du site (plaine de l’Ain, métropole lyonnaise,…) ;

– de la présence, à 17 km du site, de l’aéroport international de Lyon Saint-Exupéry.

Les 4 réacteurs du Bugey sont les plus vieux encore en fonctionnement en France, après ceux de Fessenheim :

– des composants vitaux, qui pour la plupart ne peuvent être remplacés, présentent des signes de faiblesse (cuve du réacteur, enceinte de confinement, générateurs de vapeur, béton,…) ;

– le réacteur N° 5 a une enceinte de confinement fuyarde ;

– les réacteurs N° 2, 3 et 4 cumulent des pièces non conformes aux critères initiaux de sûreté nucléaire, suite aux falsifications d’AREVA Creusot Forge et du japonais JCFC ;

– il existe des failles sismiques actives à proximité ;

– il y a des risques d’inondation, et même de tsunami terrestre, suite à la rupture toujours possible des barrages de Vouglans ou de Génissiat en amont du site ;

– il y a aussi un risque non négligeable d’accident d’avions gros porteurs qui quotidiennement survolent le site nucléaire en phases d’atterrissage et de décollage ;

– le risque terroriste ne peut être écarté sachant que certaines parties, comme les piscines d’entreposage des combustibles irradiés, sont particulièrement vulnérables ;

– il y a enfin le risque d’incidents en série, dégénérant en accident grave, accru par le vieillissement des composants, par les nombreuses pièces non conformes présentes dans ces réacteurs et par des interventions simultanées difficiles à coordonner (nombreux sous-traitants, erreurs humaines,…).

Pour éviter qu’une nouvelle catastrophe nucléaire ne se produise, pour éviter d’être contaminé-e-s, évacué-e-s, ruiné-e-s, la seule manière sûre est de mettre à l’arrêt définitif ces réacteurs nucléaires. C’est non seulement possible mais vital pour la région.

Cela n’entraînera pas une pénurie d’électricité :

– d’une part, les réacteurs nucléaires de la centrale du Bugey ont souvent été à l’arrêt au cours des mois passés (deux sur quatre en moyenne au cours de l’année 2016) et malgré une période très froide début 2017, avec de nombreux autres réacteurs nucléaires arrêtés, il n’y a pas eu de coupure d’électricité,

– d’autre part, les autres moyens de production (dont les énergies renouvelables qui produisent déjà régulièrement plus de 50% de la consommation d’électricité de la Région Auvergne Rhône Alpes) pourront être mobilisés plus efficacement et massivement lorsque les réacteurs nucléaires du Bugey seront définitivement arrêtés.

Cela n’entraînera pas non plus une crise économique :

– de nombreux travailleurs, dont en grande partie ceux de la centrale du Bugey, devront s’occuper des opérations de mise à l’arrêt définitif, de la sécurisation du site puis du démantèlement qui durera des dizaines d’années (comme cela se produit sur le site voisin de Creys-Malville où plus de 350 personnes travaillent à la surveillance du site et au démantèlement du réacteur Superphénix),

– le dynamisme régional, renforcé par le déploiement d’énergies renouvelables en lieu et place de la menace nucléaire, générera de nouveaux emplois.

Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs, vous savez qu’un accident nucléaire arrivera probablement prochainement en France si rien n’est fait pour arrêter les réacteurs. Pour ceux de la centrale nucléaire du Bugey, proche de notre domicile, nous vous demandons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour permettre leur mise à l’arrêt définitif avant leur quatrième visite décennale (1).

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs, l’expression de notre haute considération.

Texte préparé par les groupes du Collectif Stop-Bugey :

Association Chalonnaise pour une Transition Écologique, Arrêt du nucléaire Savoie,

Rhône-Alpes sans nucléaire, Sortir du nucléaire Bugey, Sortir du nucléaire Isère.

Lettre ouverte envoyée en recommandé avec accusé de réception

Adresse de correspondance :

Association Sortir du nucléaire Bugey

28 impasse des Bonnes

01360 Loyettes

Voir liste jointe des 200 premiers signataires (artistes, écrivains, élus et anciens élus, enseignants-chercheurs, médecins et professionnels de la santé, militants politiques, professionnels de la culture, professionnels de la montagne et du tourisme, responsables associatifs, responsables d’entreprises, syndicalistes, …)

  1. 1Visite technique de sûreté pour autoriser le fonctionnement de chaque réacteur jusqu’à 50 ans. Ces visites sont prévues en 2020 pour Bugey 2, 2021 pour Bugey 4 et Bugey 5 et 2023 pour Bugey 3.

     

    Premiers signataires

    Nom

    Prénom

    Qualités

    Lieu de résidence

    Département ou pays

    ADDA

    Olivier

    Professionnel du tourisme (cafetier)

    Le Pont-de-Beauvoisin

    Savoie

    AMAR

    Coralie

    Vétérinaire

    Le Petit-Bornand

    Haute-Savoie

    ANDREVON

    Jean-Pierre

    Écrivain, journaliste

    Grenoble

    Isère

    BAJARD

    Marie-José

    Conseillère municipale

    Caluire et Cuire

    Rhône

    BASTIDE

    Alain Gilles

    Artiste

    Grenoble

    Isère

    BAUME

    Emeline

    Conseillère communautaire, délégué aux déchets

    Lyon

    Rhône

    BEGIN

    Marie-Christine

    Kinésithérapeute, ostéopathe

    Grenoble

    Isère

    BERNARD

    Jean-Claude

    Secrétaire du comité Chambéry-Aix les Bains du Parti de Gauche

    Barberaz

    Savoie

    BERNARD

    Franck

    Directeur de MJC

    Montalieu-Vercieu

    Isère

    BERTHET

    Olivier

    Maire

    Motz

    Savoie

    BERTHET

    Geneviève

    Co-présidente de la Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté (LIFPL)

    Grenoble

    Isère

    BERTRAND

    Olivier

    Conseiller départemental, conseiller municipal délégué à l’événementiel, Président d’Eaux de Grenoble Alpes

    Grenoble

    Isère

    BIENASSIS

    Brigitte

    Maire

    St-Pierre-d’Entremont (Savoie)

    Savoie

    BILLOD

    Catherine

    Médecin

    Virieu-le-petit

    Ain

    BLANC

    Gérard

    Conseiller municipal

    La Ravoire

    Savoie

    BLANC

    Nicolas

    Gérant de la Ferme de Chalonne

    Charette

    Isère

    BLANCHARD

    Jacques

    Médecin rééducateur

    Corenc

    Isère

    BLECHA

    Anne

    Vétérinaire

    Nyon

    Suisse

    BOILEAU

    Maryvonne

    Conseillère municipale

    Grenoble

    Isère

    BONNIEL CHALIER

    Pascale

    Conseillère municipale du 8ème arrondissement

    Lyon

    Rhône

    BOREL

    Jean-Marc

    Médecin

    Villefranche

    Rhône

    BOTTEX

    Georges

    Conseiller municipal

    Vénissieux

    Rhône

    BOURIN-KLEIN

    Valérie

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    BOURNET

    Géraud

    Chargé de Mission Eau et Santé au GRAIE . Auteur de Franckushima

    Vézeronce-Curtin

    Isère

    BRIANT

    Jo

    Vice Président du Centre d’Information Inter-Peuples; porte-parole de la CISEM (Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants)

    Grenoble

    Isère

    BROZZONI

    Claude

    Défenseur et Conseiller des salariés Union des Syndicats SOLIDAIRES de L’AIN

    Pérouges

    Ain

    BRUMELOT

    François

    Médecin cardiologue

    Grenoble

    Isère

    BUATHIER

    Hélène

    Co-présidente ATTAC Mâcon

    Laize

    Saône-et-Loire

    CABANEL

    Olivier

    Président de l’Association de Défense de l’Environnement de Chimilin

    Chimilin

    Isère

    CABOT

    Marie-Agnès

    Conseillère municipale du 4ème arrondissement

    Lyon

    Rhône

    CAMBONIE

    Patrick

    Médecin

    Eybens

    Isère

    CARACO

    Alain

    Conseiller municipal

    Chambéry

    Savoie

    CARALY

    Rodolphe

    Ostéopathe

    Grenoble

    Isère

    CELDRAN

    Christian

    Administrateur civil honoraire et président LDH section Chalon-sur-Saône

    Saint-Rémy

    Saône-et-Loire

    CERBAÏ

    Florence

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Lanas

    Ardèche

    CHABERT

    Jean-Louis

    Médecin

    Herbeys

    Isère

    CHAMPAVERT

    Stéphane

    Président des Amis de la Terre en Savoie

    Aix-les-Bains

    Savoie

    CHAN

    Bertrand

    Photographe

    Meylan

    Isère

    CHARLES

    Bruno

    Vice Président, délégué Développement Durable

    Lyon

    Rhône

    CHASTAGNER

    Thierry

    Adjoint au Maire

    Grenoble

    Isère

    CHATARD LECULIER

    Madeleine

    Présidente de l’association Sortir du nucléaire Bugey

    Béligneux

    Ain

    CHAUVOT

    Jean-Claude

    Médecin

    Serre-Nerpol

    Isère

    CHEYNIS

    Lionel

    Médecin

    Saint -Alban-Leysse

    Savoie

    CHOLAT

    Patrick

    Maire

    La Buisse

    Isère

    COCHET

    Daniel

    Maire

    Dizimieu

    Isère

    COLIN

    Claude

    Conseiller municipal, adjoint à la culture

    Corbas

    Rhône

    COLIN-CORDIER

    Marie-Claude

    Ancienne conseillère régionale de Bourgogne

    Chalon-sur-Saône

    Saône-et-Loire

    COLLOMBET

    Annie

    Coprésidente de l’association « Vivre et agir en Maurienne »

    Saint-Michel-de-Maurienne

    Savoie

    COQUARD

    Vincent

    Kinésithérapeute ostéopathe

    Meylan

    Isère

    COSSON

    Monique

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Sainte-Foy-lès-Lyon

    Rhône

    COSTARELLA

    Vincent

    Photographe

    Le Pin

    Isère

    CROCHEMORE

    Alain

    Président de l’Association Chalonnaise pour une Transition Écologique

    Crissey

    Saône-et-Loire

    CROIZY

    Benjamin

    Représentant du NPA 38

    Saint-Martin-d’Hères

    Isère

    CROS

    Geneviève

    Chef d’entreprise, conseillère municipale

    Cras

    Isère

    DE BEAUMONT

    Anne

    Conseillère municipale chargée du plan climat et de l’économie sociale et solidaire, conseillère communautaire

    Firminy

    Loire

    DELACHANAL

    Claire

    Médecin

    Chambéry

    Savoie

    DELINE

    Philip

    Enseignant – chercheur

    Chambéry

    Savoie

    DENOIX

    Bénédicte

    Médecin

    Eybens

    Isère

    DERIES

    Noël

    Médecin

    Corenc

    Isère

    DESCHAMPS

    Jean-Marie

    Médecin

    Chambéry

    Savoie

    DESCOUR

    Quentin

    Médecin cardiologue

    Grenoble

    Isère

    DJIDEL

    Salima

    Conseillère municipale

    Grenoble

    Isère

    DOUILLET

    Monique

    Directrice de MJC à la retraite, journaliste et ex-directrice de publication de la revue « Silence »

    Lyon

    Rhône

    DUPASSIEUX

    Henri

    Conseiller municipal et communautaire

    Chambéry

    Savoie

    DURIEUX

    Christine

    Médecin pédiatre

    Claix

    Isère

    EHRHARD

    Marie-Odile

    Médecin

    La Tronche

    Isère

    EICHENLAUB

    Jean-Christophe

    Maire

    Le Montcel

    Savoie

    ESTRANGIN

    Jean

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    FALCETTA

    Nicole

    Maire

    La Chapelle-du-Mont-du-Chat

    Savoie

    FALLEVOZ

    Jean

    Médecin

    Meylan

    Isère

    FERNANDEZ

    Véronique

    Adjointe au Maire

    Saint-Pancrasse

    Isère

    FERRY

    Sylvie

    Médecin pédo-psychiatre

    Grenoble

    Isère

    FIACRE

    Anne

    Médecin rhumatologue

    Corenc

    Isère

    FIÉ

    Dominique

    Conseiller municipal

    Aix-les-Bains

    Savoie

    FOURNIER

    Philippe

    Co-président ATTAC Mâcon

    Boz

    Ain

    FRANÇOIS

    Patrice

    Médecin

    La Tronche

    Isère

    FRANQUET

    Christine

    Conseillère municipale

    Ferney-Voltaire

    Ain

    FROMENT

    Jacques

    Médecin

    Corenc

    Isère

    GALLOTTA

    Jean-Claude

    Artiste chorégraphe

    Grenoble

    Isère

    GAMBY

    François

    Médecin

    Saint-Etienne-de-Crossey

    Isère

    GARIN

    Anne

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    GARNIER

    Christine

    Conseillère municipale, vice-présidente de Grenoble Alpes Métropole

    Grenoble

    Isère

    GEHIN

    Chantal

    Présidente de la FRAPNA 38

    Grenoble

    Isère

    GENSBURGER

    Xavier

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    GIMENEZ

    André

    Conseiller municipal et communautaire

    Aix-les-Bains

    Savoie

    GRAFFARD

    Pierre-Etienne

    Conseiller communautaire

    Le Creusot

    Saône-et-Loire

    GRASSET

    Eric

    Maître de conférences à l’université de Lyon (Jean Moulin), Aménagement, Gestion et Développement des territoires

    Grenoble

    Isère

    GRÉBERT

    Fabienne

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Alex

    Haute-Savoie

    GROSJEAN

    Thierry

    Président CAPEN71 et secrétaire France Nature Environnement Bourgogne Franche Comté

    Ouroux-sur-Saône

    Saône-et-Loire

    GROSSIORD

    Catherine

    Médecin

    Lons-le-Saunier

    Jura

    GRUMET

    François

    Médecin

    Lovagny

    Haute-Savoie

    GUILLERY

    Elisabeth

    Professionnelle du tourisme (café restaurant), précédemment militante associative, syndicale (CGT) et politique (Parti de Gauche)

    Le Pont-de-Beauvoisin

    Savoie

    GUIRKINGER

    Gilbert

    Guide de haute montagne

    Saint-Sulpice

    Savoie

    HÉMON

    Pierre

    Conseiller Grand Lyon Métropole, Délégué aux mobilités actives

    Lyon

    Rhône

    HENNEQUIN

    Erica

    Députée au parlement jurassien

    Courgenay

    Suisse

    HERBINSKI

    Grégory

    Médecin

    Saint-Marcellin

    Isère

    HUBERT

    Patrick

    Membre du MAN de Saône-et-Loire (Mouvement pour une alternative non violente)

    Saint-Gengoux-de-Scissé

    Saône-et-Loire

    IOSTI

    Daniel

    Médecin généraliste à Ambérieu en Bugey

    Douvres

    Ain

    JAN

    Maryvonne

    2ème adjointe au Maire

    Eygaliers

    Drôme

    JANSON

    Claude

    Médecin psychiatre

    Grenoble

    Isère

    JARNO

    Patricia

    Présidente des Amis de la Terre en Haute Savoie

    Annecy

    Haute-Savoie

    JASSERAND

    Laurence

    Conseillère municipale

    Pollionnay

    Rhône

    JENNI

    Alexis

    Écrivain, Prix Goncourt 2011

    Lyon

    Rhône

    JOBERT

    Jacques

    Médecin pédiatre

    Grenoble

    Isère

    JOBERT

    Marie Edith

    Médecin anatomopathologiste

    Grenoble

    Isère

    KHELIFI

    Zémorda

    Conseillère municipale

    Villeurbanne

    Rhône

    KOHLAAS

    Jean-Charles

    Conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes

    Chaponost

    Rhône

    KOTARAC

    Andréa

    Conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes

    Lyon

    Rhône

    LAÏDOUNI-DENIS

    Myriam

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Chambaran

    Isère

    LAMBERSENS

    Philippe

    Administrateur de Sortir du nucléaire 38

    Quaix-en-Chartreuse

    Isère

    LAOUES

    Mourad

    Conseiller municipal et conseiller communautaire au grand Chalon

    Chalon-sur-Saône

    Saône-et-Loire

    LAPPRAND

    Florence

    Vétérinaire

    Morez

    Jura

    LARIGUET

    Georges

    Retraité éducation nationale, ancien adjoint au Maire de Chambéry

    Chambéry

    Savoie

    LASNIER

    Josiane

    Monitrice de ski – Directrice d’école de ski

    Le Revard – Le Montcel

    Savoie

    LAVAL

    Guillemette

    Médecin chef de service au CHU

    Grenoble

    Isère

    LE DIZĖS

    Jean-François

    Écrivain, globe trotter, directeur de publication de « Gauche Alternative »

    Grenoble

    Isère

    LE MARCH’HADOUR

    Hervé

    Médecin

    Saint-Hilaire-du-Touvet

    Isère

    LEBRETON

    Philippe

    Lauréat 1990 du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), ancien stagiaire au CEN Saclay

    Beynost

    Ain

    LECULIER

    Jean-Marc

    Gérant de SCIC

    Béligneux

    Ain

    LEGENDRE-CHABERT

    Chantal

    Artiste Auteure

    Herbeys

    Isère

    LELIEVRE

    Francis

    Secrétaire de l’association Arrêt du nucléaire Savoie

    Aix-les-Bains

    Savoie

    LIMON

    Gilbert

    Représentant du Groupe « Colibri Haut Bugey »

    Nurieux

    Ain

    LIOTIER

    Charline

    Conseillère municipale

    Bourg-en-Bresse

    Ain

    LONGEON

    Olivier

    Conseiller municipal, vice-président de la commission aménagement et urbanisme, conseiller de la communauté urbaine Saint-Etienne Métropole

    Saint-Etienne

    Loire

    LOTTEAU

    François

    Conseiller municipal, ancien maire

    Rully

    Saône-et-Loire

    LUTZ

    Jean-Michel

    Médecin registre du cancer

    Chambéry

    Savoie

    MABILON

    Jean-Luc

    Médecin

    Corenc

    Isère

    MACHET

    Alain

    Président de Vivre en Tarentaise

    Landry

    Savoie

    MACRET

    Bernard

    Conseiller municipal, conseiller métropolitain

    Grenoble

    Isère

    MARCHAND

    Françoise

    Conseillère municipale et communautaire

    Chambéry

    Savoie

    MARCHE

    Emilie

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Echirolles

    Isère

    MARÉCHAL

    François

    Militant politique de « Alternatives et Autogestion »

    Chambéry

    Savoie

    MARMOTTANT

    Philippe

    Directeur de recherche CNRS

    Saint-Martin-d’Hères

    Isère

    MARMOTTANT

    Sonia

    Administratrice de Sortir du nucléaire 38

    Saint-Martin-d’Hères

    Isère

    MASSEIN

    Pierre Louis

    Adjoint commune Déléguée de Meythet

    Meythet

    Haute-Savoie

    MATHIEU

    Louis

    Médecin

    Cluses

    Haute-Savoie

    MAUCCI

    Fabrice

    Géographe, Conseiller municipal

    Aix-les-Bains

    Savoie

    MEGEVAND

    Francie

    Maire

    Eybens

    Isère

    MENGIN

    Jean-Marie

    Conseiller municipal

    St-Apollinaire-de-Rias

    Ardèche

    MÉRIAUX

    Pierre

    Conseiller municipal délégué au tourisme et à la montagne

    Grenoble

    Isère

    MESSAGIER

    René

    Médecin

    Chalon-sur-Saône

    Saône-et-Loire

    MONNET

    Patrick

    Président de l’association Rhône Alpes sans nucléaire

    Lyon

    Rhône

    MONNIER

    Yves Maurice Manuel

    Artiste auteur

    Saint-Romans / Lyon

    Isère / Rhône

    MOREIRA

    Véronique

    Conseillère municipale Saint-Priest

    Saint-Priest

    Rhône

    MOREL DARLEUX

    Corinne

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Die

    Drôme

    MOULARD

    Régis

    Ancien conseiller municipal de Chambéry, membre fondateur de l’ASDER, militant politique de « Alternatives et Autogestion »

    Chambéry

    Savoie

    MOYROUD

    Florence

    Secrétaire – entreprise AZIMUT solaire

    Chambéry

    Savoie

    NAVARRO

    Jean

    Conseiller municipal

    Ambérieu-en-Bugey

    Ain

    NGUYEN KHAC

    Nhan

    Ancien Directeur de l’École Supérieure d’Électricité et du Centre National Technique de Saïgon, ancien Professeur à l’Institut National Polytechnique et à l’Institut d’Économie et Politique de l’Énergie de Grenoble

    Meylan

    Isère

    O’CONNELL

    Gabriel

    Médecin urgentiste

    Grenoble

    Isère

    ODIARD

    Patrick

    Conseiller municipal du 8ème arrondissement

    Lyon

    Rhône

    OPOLKA

    Sonja

    Vétérinaire

    Ardèche

    Ardèche

    OSTWALT

    Georges

    Chef cuisinier

    Aix-les-Bains

    Savoie

    OUDJAOUDI

    Georges

    Conseiller municipal, vice-président Grenoble Alpes Métropole

    Saint-Martin-d’Hères

    Isère

    PAGANI

    Rémy

    Maire

    Genève

    Suisse

    PAPILLON

    Dominique

    Médecin

    Genève

    Suisse

    PARRET

    Fatima

    Conseillère régionale Auvergne Rhône-Alpes

    Bussières-et-Pruns

    Puy de Dôme

    PASCOLI

    Anne-Marie

    Chorégraphe et ostéopathe

    Grenoble

    Isère

    PAULIAT

    Cécile

    Sophrologue

    Saint-Marcellin

    Isère

    PAYEN

    Guy

    Médecin

    Annecy

    Haute-Savoie

    PEREZ

    Pierre

    Ancien Maire de La Thuile

    (2001 – 2014)

    La Thuile

    Savoie

    PERRET

    Jean-Jacques

    Médecin

    La Comelle

    Saône-et-Loire

    PERRET dit PETREK

    Patrick

    Auteur – Compositeur – Interprète

    Saint-Etienne-du-Bois

    Ain

    PERRIER

    Guy

    Artisan – entreprise AZIMUT solaire

    Chambéry

    Savoie

    PERRIN

    Nathalie

    Médecin pédiatre

    Sainte-Foy-les-Lyon

    Rhône

    PERRIN-GILBERT

    Nathalie

    Maire du 1er Lyon, Conseillère Municipale, Conseillère Métropolitaine

    Lyon

    Rhône

    PESLE

    Jean-Luc

    Médecin

    Poisat

    Isère

    PETTINI

    Emmanuel

    Médecin

    Rumilly

    Haute-Savoie

    PHILIPPE

    Michel

    Médecin

    La Tronche

    Isère

    PICARD

    Jean-Claude

    Maire

    Duerne

    Rhône

    PIOLLE

    Eric

    Maire

    Grenoble

    Isère

    POLIS

    Paul

    Vétérinaire

    Gingins

    Suisse

    REIMANN

    Anne-Cécile

    Présidente de l’association antinucléaire ContrAtom

    Genève

    Suisse

    RIOCHE

    Michel

    Citoyen – Président de l’association pour la qualité de la vie

    Arthaz

    Haute-Savoie

    RIPART

    Laurent

    Ancien conseiller municipal de Chambéry, historien

    Chambéry

    Savoie

    RIVASI

    Michèle

    Députée Européenne circonscription Sud-Est

    Valence

    Drôme

    ROUSSELLE

    Véronique

    Conseillère municipale

    Saint-Sauveur-de-Montagut

    Ardèche

    ROUSSON

    Christian

    Conseiller municipal, adjoint à l’urbanisme

    Unieux

    Loire

    ROUSTAN

    Gilles

    Conseiller municipal et métropolitain

    Vénissieux

    Rhône

    SALA

    Philippe

    Ingénieur

    Grenoble

    Isère

    SCHAFF-DERIES

    Lydia

    Médecin

    La Gimond

    Loire

    SENELLART

    Etienne

    Médecin

    Gières

    Isère

    SERRAZ

    Benoit

    Médecin

    Fontaine

    Isère

    SERRAZ

    André

    Kinésithérapeute

    Saint-Bernard-du-Touvet

    Isère

    SOULET

    Stéphane

    Administrateur de l’association Arrêt du nucléaire Savoie

    Chambéry

    Savoie

    SUGITA

    Kurumi

    Chercheuse retraitée du CNRS, membre de la direction collégiale de l’association Nos Voisins Lointains 3.11

    Grenoble

    Isère

    TEYSSIER

    Jean-Marie

    Médecin psychiatre

    Annecy

    Haute-Savoie

    TRIBOUILLARD

    Jean-Marie

    Médecin

    Annecy

    Haute-Savoie

    TUSCHER

    Guy

    Conseiller municipal

    Grenoble

    Isère

    VALLET

    François

    Ingénieur – Gérant de bureau d’études – Administrateur de l’association Arrêt du nucléaire Savoie

    Chambéry

    Savoie

    VERNAY

    Paul

    Maire

    Pérouges

    Ain

    VERRON

    Frédéric

    Maire

    St-Jean-de-Chevelu

    Savoie

    VERRY

    Anne

    Médecin gynécologue

    Grenoble

    Isère

    VESSILLER

    Béatrice

    Conseillère municipale, vice-présidente de la métropole Grand Lyon

    Villeurbanne

    Rhône

    VILLARD

    Jean-Claude

    Médecin

    Sallanches

    Haute-Savoie

    VINCENT

    Jean-Philippe

    Conseiller municipal

    Fontaine

    Isère

    VONDERSCHER

    Martine

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    WIART

    Jacques

    Conseiller municipal

    Grenoble

    Isère

    YON

    Armelle

    Médecin

    Grenoble

    Isère

    ZIELINSKI

    Nicolas

    Conseiller municipal

    Montmerle-sur-Saône

    Ain

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URGENT avant le 4 juillet dites NON à la prolongation de Bugey 3

Il y a actuellement en cours sur le site de l’ASN deux consultations publiques :
– l’une pour la prolongation jusqu’en avril 2024 du réacteur Bugey 3 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-3),
– l’autre pour modifier la décision qui autorisait la prolongation du réacteur Bugey 2 jusqu’en avril 2021 (http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Centrale-nucleaire-du-Bugey-reacteur-2).
Lors de la consultation pour la prolongation du réacteur Bugey 5, il y avait eu plus de 1300 commentaires pour dire non à la prolongation.
Il s’agit donc de faire mieux avant le 4 juillet 2016 à 24 heures.Pour vous aider à faire un commentaire, si vous voulez argumenter un peu, vous trouverez ci-après quelques suggestions. Vous pouvez aussi vous inspirer des commentaires déjà faits
.FAITES AUSSI SUIVRE A VOS CONNAISSANCES
Pour Bugey 3 :

Non à la prolongation jusqu’en 2024 de ce réacteur vieux de déjà 37 ans et 9 mois.


Le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire du Bugey a eu sa première divergence en août 1978 et il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978. A ce jour, ce réacteur fonctionne donc depuis 37 années et 9 mois et l’ASN veut le prolonger jusqu’en avril 2024, c’est à dire jusqu’à 44 années et 7 mois. Il y a là de l’inconscience et l’ASN fait prendre le risque à notre région de subir un accident grave avec des conséquences comme à Tchernobyl ou Fukushima. Cette décision est criminelle et j’exige l’arrêt définitif de ce réacteur ainsi que ceux de Bugey 2, Bugey 4 et Bugey 5.


Cette décision de prolongation de ce réacteur jusqu’à 44 ans et 7 mois est insensée car elle fait courir un grave risque d’accident. L’ASN veut-elle faire disparaitre des milliers d’emploi (déjà plus de 6000 emplois à moins de 10 km du site nucléaire), faire évacuer des millions de personnes (Lyon à 30 km), tuer l’économie française (plus d’axe nord-sud par routes, autoroutes voies ferrées, plus d’aéroport Lyon Saint Exupéry, …). Soyons raisonnable, il faut fermer de suite ce réacteur et les trois autres, d’autant que la loi de transition énergétique diminue la part du nucléaire dans la production électrique française et que pour cela il faut fermer une dizaine de réacteurs d’ici 2025. Actuellement trois réacteurs sont à l’arrêt et notre région n’a pas encore manqué d’électricité, donc on peut arrêter de suite cette centrale.


Selon l’article L593-19 du Code l’Environnement, le réexamen de sûreté effectué au-delà de la 35e année de fonctionnement d’un réacteur électronucléaire entraîne la proposition de dispositions par l’exploitant. Celles-ci ne doivent être soumises à la procédure d’autorisation par l’ASN qu’après enquête publique. Il se trouve que le réacteur Bugey 3 a eu son troisième réexamen de sûreté après 35 années de fonctionnement, puisqu’il a été raccordé au réseau électrique en septembre 1978 et que le rapport de bilan de l’examen de sûreté date du 6 février 2014, soit à 35 ans et 5 mois de fonctionnement. Il est donc nécessaire que les dispositions proposées par l’exploitant soient préalablement soumises à enquête publique avant toute décision de l’ASN.


Il faut arrêter la mascarade de la sûreté nucléaire. L’ASN est sur le point de prendre une décision sur la prolongation du réacteur n° 3 du site nucléaire du Bugey. C’est l’objet de la présente consultation publique. Dans la décision qui nous est soumise, l’ASN ne dit rien des problèmes de pièces non conformes et aux certificats falsifiés par l’usine du Creusot d’AREVA. On peut avoir des doutes sur la fiabilité des contrôles faits par l’ASN. Il est urgent de ne pas prolonger le fonctionnement de ce réacteurs et d’arrêter aussi les trois autres.
Hors ce grave problème, on peut être étonné des décisions qui sont imposées à EDF pour ce réacteur avant le 31 décembre 2016 :
– un dispositif de confinement est installé afin d’éviter une dispersion directe du ciel de cuve du réservoir de traitement et de refroidissement d’eau des piscines (PTR) dans l’environnement en cas d’accident : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 et pour Bugey 4 le 31 décembre 2015 ?
– un dispositif est mis en place afin d’éviter une rupture de confinement en cas de rupture de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire : pourquoi le 31 décembre 2016, alors que pour Bugey 2 c’était avant le 31 décembre 2014 ?
– la mise en place de matériels antidéflagrants dans le bâtiment des auxiliaires nucléaires (BAN) est achevée : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 30 septembre 2014 et pour Bugey 3 le 30 juin 2015 et que l’avis IRSN n° 2011-394 pointait déjà les insuffisances de ce local BAN en matière de résistance au feu et demandait une mise en conformité pour Bugey 2 avant fin 2011 ?
– l’exploitant met en place le déport de la commande de fermeture de la vanne du tube de transfert dans un local protégé des rayonnements en situation accidentelle : pourquoi avant le 31 décembre 2016 alors que pour Bugey 2 c’était le 31 décembre 2013 et pour Bugey 4 le 31 octobre 2014 ?
Lorsque des problèmes de sûreté sont identifiés, les travaux de mise en conformité sont extensibles sur plusieurs années. On a l’impression que l’ASN est plus à la disposition de l’exploitant qu’à assurer la sécurité des citoyen(ne)s.
Il faut arrêter cette mascarade de sûreté nucléaire et fermer définitivement ce réacteur n° 3 ainsi que les trois autres.


Parallèlement à cette consultation, il y a une consultation pour modifier la décision de poursuite du réacteur Bugey 2. Cette modification porte sur le risque de colmatage lié au calorifuge de type Microtherm. Or il est dit que ce type de calorifuge équipe les réacteurs du site de Bugey. Pourquoi n’y a t’il pas de prescription similaire pour le réacteur Bugey 3 ?Pour Bugey 2 :

Non à la prolongation de ce réacteur vieux de déjà 38 ans et 1 mois.

Pour mettre un commentaire, il faut créer un compte et s’identifier (voir ci-joint). A la création du compte, si pas de retour, voir dans les indésirables.Merci de votre aide pour faire arrêter cette vieille centrale.A bientôt.

Joël Guerry
Sortir du Nucléaire Bugey

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Communiqué de la Coordination-Stop Bugey

ICEDA du Bugey, plaque tournante des déchets nucléaires : un exemple flagrant du passage en force de l’industrie nucléaire, ou l’art de faire plier la justice pour imposer ses projets.

ICEDA*, ces 5 lettres sans doute mystérieuses pour la plupart des habitants de l’agglomération lyonnaise, cachent en fait le nom d’une future poubelle atomique mais aussi la future plaque tournante du trafic des déchets nucléaires sur la commune de St Vulbas (située à 30 km du centre de Lyon et à peine 60 km à vol d’oiseau de Genève). Elle doit accueillir sur la commune de St Vulbas les déchets les plus radioactifs du démantèlement des réacteurs nucléaires comme la cuve de Brennilis dont le débit de dose est estimé en centaine de Sievert par heure. Une dose reçue de 6 Sieverts entraîne la mort.

carte ICEDA Bugey

Ce site doit reconditionner tous les déchets qui vont lui parvenir des 20 centrales nucléaires , c’est-à-dire les cisailler, les compresser et sans doute également les déclasser afin de rendre moins coûteux le stockage à long terme. Ces opérations vont générer des rejets gazeux comme le tritium (hydrogène radioactif) jusqu’à 8 fois supérieurs à ceux de la centrale du Bugey. Et les riverains devront supporter le ballet incessant d’au moins 10 convois par mois pendant au moins 50 ans avec le risque d’accident, d’irradiation et de contamination que comporte tout transport de matières radioactives.

Après une enquête bâclée au début de l’été 2006, malgré les protestations de quelques habitants et du conseil municipal de St Vulbas, la création de l’ICEDA est autorisée par décret ministériel en avril 2010. Plusieurs associations de protection de l’environnement **, un serriste, la ville de Genève ont dénoncé devant le Conseil d’Etat tous les manquements du dossier, les insuffisances de l’étude d’impact, les risques falsifiés d’inondation en cas de rupture du barrage du Vouglans, le risque de pollution de la réserve d’eau potable de Lyon sans parler du non respect de la directive européenne 85/337 sur la participation du public. Le devis estimatif du projet frôle curieusement la barre des 300 millions d’euros sans la dépasser ce qui lui permet d’échapper à tout débat public alors que l’ICEDA est la pièce centrale du démantèlement des installations nucléaires qui engage plusieurs milliards d’euros.

Son permis de construire est annulé par 2 fois par le tribunal administratif de Lyon en 2012 pour non respect du PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui spécifiait que : « sont interdites toutes les occupations et utilisations non liées et nécessaires à l’activité de la centrale ». Or cette installation doit accueillir les déchets nucléaires de toute la France et des 9 réacteurs en démantèlement (Brennilis, Bugey, Chinon, Chooz, St Laurent, Malville) .stop bugey

Qu’à cela ne tienne, EDF fait pression sur la commune de St Vulbas pour réviser son PLU de façon simplifiée. Avis favorable d’un commissaire complaisant qui acte la dépendance de la commune vis-à-vis d’EDF, «considérant les liens anciens et étroits de la commune de St Vulbas avec EDF, exploitant de la centrale BUGEY, liens non seulement économiques mais sociaux, culturels et sportifs…. ». Un nouveau permis est obtenu dans la foulée. Mais les riverains et la nouvelle association SDN Bugey créée après la catastrophe de Fukushima, réagissent, déposent un recours dénonçant les violations de la procédure accélérée. La justice leur donne raison, rendant la procédure de révision caduque ainsi que le nouveau permis.

Alors peu importe, EDF attaque devant le Conseil d’Etat, le jugement initial d’annulation du premier permis de construire confirmé par 2 fois par le tribunal de Lyon et obtient gain de cause en mars 2014. Le Conseil d’Etat interprète de façon surréaliste « sont interdites toutes les occupations et utilisations non liéees et nécessaire à l’activité de  la centrale » du PLU de St Vulbas par « n’imposant pas que ces travaux aient pour objet exclusif de répondre à ses besoins ». En clair, le Conseil d’Etat transforme l’interdiction en autorisation totale sous prétexte qu’elle va accueillir un peu les déchets de la centrale du Bugey, elle pourra accueillir donc tous les autres. Tordu, non ? Surtout quand on sait que la rédaction en 2008 de cette interdiction spécifiée dans ce PLU y a été mise pour justement ne pas accueillir les déchets d’ailleurs. Le tribunal de Lyon est contraint de se déjuger et de suivre celui du Conseil d’Etat. Aurions-nous ici la confirmation de «l’Etat nucléaire» comme l’écrit Corinne Lepage dans son dernier livre ?

La construction de l’ICEDA du Bugey va reprendre, en ayant piétiné toute tentative d’ouverture de débat sur la question du démantèlement des installations nucléaires.

Certes, une plainte est en cours devant la commission européenne déposée par les associations en août 2013 pour absence de désignation de l’autorité environnementale, autre entorse que s’est permis le Conseil d’Etat dans son jugement très alambiqué du 1er mars 2013 pour rejeter les argumentations des associations.

La convention d’Aarhus et la directive européenne 85/337 définissent expressément dans leurs annexes que pour les démantèlements et les stockages de déchets nucléaires, la participation du public doit être faite le plus en amont possible du projet quand toutes les options sont possibles.

Depuis l’annulation en juin 2007 du décret de démantèlement complet de la centrale nucléaire de Brennilis pour défaut d’information du public et absence d’enquête publique , les associations soutenues par des milliers de citoyens n’ont eu de cesse de réclamer l’ouverture du débat sur la question du démantèlement (courriers aux ministres, procédures juridiques, pétitions, communiqués etc…) alors que volontairement les projets sont morcellés pour empêcher une vision globale du dispositif Démantèlement, Déchets, Transports qui nous concerne tous.

Le nucléaire a été imposé sans aucun débat démocratique, refusons d’être spoliés de nos droits et exigeons que les textes européens soient respectés : le démantèlement est un problème d’intérêt général qui met en jeu la santé des travailleurs et de la population sans compter les milliards d’euros en jeu dans ce dossier. La moins mauvaise option doit être décidée par les Français de façon démocratique. Et celle de la future plaque tournante ICEDA avec des convois venus de toute la France est la pire des options.

*ICEDA est l’abréviation de Installation de Conditionnement et d’Entreposage des Déchets Activés.

**

1/ AHDE :Association Hiéroise de la Défense de l’Environnement, mairie

2/ CRIIRAD : Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivit

3/ CRILAN : Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte anti-nucléair

4 / Médiane

5/ Bretagne Vivante

6/ Sortir du nucléaire Cornouaille

7/ Vivre dans les Monts d’Arrée- AE2D Agir pour un Environnement et un Développement Durable s’est jointe à la plainte européenne voir http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/spip.php?article142

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